"Je ne sais pas si on doit se réjouir du succès du CPVS": le Centre de prise en charge des violences sexuelles du CHU Saint-Pierre s'agrandit

Saint-Pierre a dévoilé l'agrandissement de son centre de prise en charges des violences sexuelles (CPVS). Cet équipement de pointe localisé au 320 rue Haute prévoit aussi l'intégration de toutes les zones de polices en son sein.

Belga
320 rue haute
Le 320 rue Haute s'est agrandi (photo d'archive). ©Photonews

Les cliniques universitaires de Saint-Pierre de Bruxelles ont dévoilé mercredi l'agrandissement de leur centre de prise en charges des violences sexuelles (CPVS), situé au 320 Rue Haute. L'objectif de cet élargissement est de permettre une prise en charge optimale sur l'ensemble de l'arrondissement judiciaire de Bruxelles.

Le centre de prise en charge des violences sexuelles du CHU Saint-Pierre est ouvert tous les jours de la semaine, 24h/24. Sur place, les victimes reçoivent aussi bien une prise en charge médicale, médico-légale qu'un soutien et un suivi psychologique. Si les victimes souhaitent déposer plainte, des inspecteurs de police spécialisés viennent dans le centre prendre la déposition.

En 2021, le CPVS de Saint-Pierre se disait à l'étroit

Bientôt toutes les zones de police

Dès son ouverture en 2017, le nombre d'admissions a très vite dépassé les premières estimations qui prévoyaient 300 victimes. Entre octobre 2017 et fin mai 2022, 2.426 admissions ont été enregistrées. 7.000 personnes ont été accueillies dans tous les CPVS depuis leur création.

Le projet initial prévoyait uniquement une collaboration avec la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles. D'ici le mois de mars, toutes les zones de police de l'arrondissement judiciaire de Bruxelles seront intégrées dans le système de permanence.

L'agrandissement permettra de proposer trois salles d'examen et de consultation, un local psy supplémentaire, une salle de repos et plusieurs salles d'audition adaptées.

"Faire baisser le chiffre noir"

"C'est un aboutissement qu'on a attendu longtemps", a déclaré le directeur général du CHU Saint-Pierre, Philippe Leroy, lors de l'inauguration. "Je ne sais pas si on doit se réjouir du succès du CPVS, mais on doit se réjouir de sa prise en charge", a renchéri le bourgmestre de la Ville de Bruxelles, Philippe Close (PS).

Sarah Schlitz (Ecolo), secrétaire d'État à l'Égalité des Chances, l'Égalité des Genres et à la Diversité a déclaré: "C'est important de se rappeler que les violences sexuelles sont omniprésentes dans la société. En créant des CPVS, on permet d'éviter une victimisation secondaire."

Michel Goovaerts, chef de corps de la zone de police de Bruxelles-capitale/Ixelles s'est pour sa part réjoui que 1.500 policiers soient aujourd'hui formés pour l'accueil des victimes de violences sexuelles.

"Grâce à ce Centre, les victimes déposent plus facilement plainte et font donc baisser le chiffre noir", a commenté Marjorie Culot, premier substitut du procureur du Roi. Ce terme désigne le nombre de victimes qui ne portent pas plainte.

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