L’hôtel Belmont, immeuble «délabré régulièrement squatté» du quartier Alhambra, sera transformé en 13 appartements et 43 studios (photos)

Un hôtel en ruine dans le quartier Alhambra sera transformé pour accueillir étudiant et starters. Le promoteur veut y voir un renouveau pour ce quartier de Bruxelles « à la réputation sulfureuse ». 

La Rédaction de L'Avenir

L’hôtel Belmont, un ancien établissement du boulevard d’Anvers à Bruxelles, va se refaire une nouvelle jeunesse. C’est ce qu’annoncent ce 7 novembre 2022 ses promoteurs, les Louvaniste de Dyls. Le nouvel immeuble en bord de Petite Ceinture, dans le quartier Alhambra, comptera 13 appartements et 43 studios meublés ainsi qu’un espace commercial. Il sera bâti sur l’emplacement de l’hôtel et de deux maisons mitoyennes. "Le complexe cible étudiants et starters", assure le communiqué.

L’hôtel Belmont "pâtissait fortement de la réputation sulfureuse du quartier", pointe le promoteur, se référant aux faits divers liés à la drogue et à la prostitution qui émaillent depuis des années le quartier Alhambra. "Les deux immeubles jouxtant l’hôtel étaient occupés par des squatteurs et tout le secteur était envahi par des toxicomanes. Le changement est pour bientôt: grâce au projet BLVD10, l’hôtel Belmont et l’ensemble du quartier Alhambra devraient retrouver leur lustre d’antan".

« Les deux immeubles jouxtant l’hôtel étaient occupés par des squatteurs et tout le secteur était envahi par des toxicomanes ».
 Le nouveau complexe du boulevard d’Anvers s’implantera sur l’emplacement actuel de l’ancien hôtel Belmont et de ses deux maisons voisines. Son volume sera rehaussé.
Le nouveau complexe du boulevard d’Anvers s’implantera sur l’emplacement actuel de l’ancien hôtel Belmont et de ses deux maisons voisines. Son volume sera rehaussé. ©Dyls/a2o

La phase de démolition de l’hôtel "délabré" sera lancée "sous peu". Les travaux doivent démarrer début 2023 et l’emménagement est prévu au printemps 2025. Le projet des architectes hasseltois a2o répartit les logements sur 6 étages, soit 3 de plus qu’aujourd’hui. 5 studios auront un accès direct au jardin intérieur partagé.

L’accent, en effet, est mis sur le partage des espaces. Ça sera aussi le cas du parking vélo ou de la buanderie. "La mutualisation des espaces sur un lieu restreint débouche sur davantage d’espaces verts et de fonctions", plaide Dominique Van Etterijk, Managing Director chez Dyls. "Le rez-de-chaussée comprend un espace commercial accessible aux passants, mais qui peut également faire office de salle de coworking pour les occupants".