Hommage à Bruxelles à Teresa Rodriguez, victime de féminicide (vidéo)

Le personnel soignant de trois hôpitaux bruxellois ainsi que la CGSP Administrations locales et régionales (ALR) ont rendu hommage jeudi à Teresa Rodriguez, infirmière espagnole de 23 ans tuée par son ex-compagnon fin octobre.

La Rédaction de L'Avenir
 Teresa, une infirmière espagnole assassinée par son ex à Saint-Gilles.
Teresa, une infirmière espagnole assassinée par son ex à Saint-Gilles.

Le corps sans vie Teresa Rodriguez avait été retrouvé le 27 octobre, dans le centre de Bruxelles. L’infirmière espagnole, qui était arrivée en Belgique en juin pour travailler à l’institut Jules Bordet, est déjà la 19e victime de féminicide en Belgique cette année. 

Ce féminicide "nous rappelle que la lutte contre les violences n’est pas gagnée" alors qu’approche la Journée internationale contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre, souligne la CGSP.

Une commémoration en l’honneur de Teresa s’est tenue jeudi entre 12h30 et 13h00 dans trois hôpitaux à Bruxelles: l’institut Jules Bordet, l’hôpital Brugmann et l’hôpital Saint-Pierre. A l’institut Jules Bordet, une cinquantaine de collègues et sympathisants se sont réunis pour condamner les violences faites aux femmes.

Pour la CGSP, c’est tout le système qui doit changer pour mettre un terme aux féminicides. "Les femmes passent sous silence ou cachent encore trop souvent les violences qu’elles subissent chez elles, car elles dépendent encore trop de leur partenaire, notamment à cause de leurs bas salaires", estime le syndicat.

En Belgique, le salaire moyen des femmes reste inférieur à celui des hommes, alors que selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, l’écart salarial horaire s’élève à 9,2% en défaveur des femmes. Pour les salaires annuels, le fossé s’agrandit à 23,1%. Cet écart s’explique notamment par la position des femmes sur le marché du travail, concentrées dans des secteurs peu valorisés financièrement (enseignement, nettoyage, soins...); le fait qu’elles sont plus nombreuses que les hommes à travailler à temps partiel ou encore en raison de stéréotypes, discriminations, etc., basés sur le genre.