Incroyable: elle s’était baladée pendant une heure et demie dans la résidence bruxelloise de Jan Jambon

Une jeune femme qui s’était introduite dans la résidence de fonction à Bruxelles de Jan Jambon a été condamnée à une peine de travail de 100 heures.

Belga
 La jeune femme a déambulé dans le bâtiment de fonction de Jan Jambon pendant une heure et demie. Elle a fait des vidéos et ajouté une dia à une présentation Powerpoint.
La jeune femme a déambulé dans le bâtiment de fonction de Jan Jambon pendant une heure et demie. Elle a fait des vidéos et ajouté une dia à une présentation Powerpoint. ©BELGA

Une jeune femme qui s’était introduite, en décembre 2021, dans la résidence de fonction à Bruxelles du ministre-président flamand Jan Jambon, a été condamnée ce mercredi 5 octobre à une peine de travail de 100 heures devant le tribunal correctionnel de Bruxelles.

Le 7 décembre 2021, M.S., âgée de 27 ans et originaire de Louvain, a pris part à une manifestation contre l’obligation vaccinale des soignants contre le Covid-19 à Bruxelles. Au terme de celle-ci, la prévenue s’est introduite dans l’hôtel Errera, résidence de fonction de Jambon dans la capitale.

"Je cherchais quelqu’un qui tire les ficelles", a-t-elle avancé. "Cela fait des années que j’envoie des mails à diverses instances au sujet de la vaccination, des solutions relevant de l’épigénétique et de la neurodynamique ainsi que des abus de l’Europe à l’égard de pays africains", a-t-elle ajouté.

Une heure et demie

La jeune femme a déambulé dans le bâtiment pendant une heure et demie. Elle a fait des vidéos et ajouté une diapositive à une présentation Powerpoint sur un ordinateur portable auquel elle aurait eu accès. La prévenue est ensuite tombée sur le concierge qui l’a laissée partir après une longue discussion. En quittant l’hôtel, la prévenue a poussé le concierge et emporté un drapeau, notamment.

Poursuivie par le parquet pour faux en informatique, piratage externe et vol avec violence, la prévenue avait déclaré avoir rendu certains objets mais avait expliqué avoir emporté le drapeau car elle voulait l’utiliser lors d’une autre manifestation. "Ces choses ont été payées avec l’argent des impôts, ce n’est quand même pas du vol ?", avait-elle déclaré.

Le tribunal a jugé qu’il s’agissait cependant bien d’un vol, mais sans violence, et l’a condamnée à 100 heures de travaux d’intérêt général.