Trop à l’étroit entre terrasses et badauds, les pompiers de Bruxelles peinent à atteindre une cuisine en feu sur le piétonnier

L’étroitesse du piétonnier et son affluence rendent la vie impossible aux pompiers de Bruxelles. C’est ce qu’ils rappellent après une intervention délicate ce samedi 14 mai en plein centre de la capitale.

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Un incendie s’est déclaré samedi soir dans un appartement de la rue Grétry, située dans le centre de Bruxelles. L’occupante n’a été que légèrement blessée et les dégâts sont restés limités. Cependant, les pompiers ont eu des difficultés à accéder à l’appartement situé sur le piétonnier particulièrement fréquenté en raison de la météo clémente, a indiqué dimanche leur porte-parole, Walter Derieuw.

Le feu s’est déclaré vers 20h35 au troisième étage d’un immeuble. L’incendie a été rapidement maîtrisé et les dégâts se sont limités à la cuisine, où avait pris le feu. L’occupante a en effet eu l’excellent réflexe de ferme la porte de la pièce en question.

Terrasses et badauds

Selon le porte-parole des pompiers, les hommes du feu ont toutefois eu des difficultés à atteindre l’appartement en raison des nombreux promeneurs sur le piétonnier. L’étroitesse de la rue et les auvents des commerces ont également gêné l’installation de leurs échelles. La police a eu toutes les peines du monde à instaurer un périmètre de sécurité convenable en raison des curieux qui se massaient sous les auto-échelles.

Nous nous concertons avec les autorités pour trouver un équilibre, précaire et difficile, entre les besoins des secours et le maintien de la zone piétonne.

"Nous nous concertons régulièrement avec les autorités communales pour trouver un équilibre, précaire et difficile, entre les besoins opérationnels des services de secours et le maintien de la zone piétonne et des activités économiques", souligne Walter Derieuw. Un service "Mobilité" au sein du SIAMU est en charge de cette mission.Un autre, le service "Plan", actualise les itinéraires en fonction des limitations de circulation. "Il procède à des visites de contrôle pour se rendre compte de la réalité sur le terrain".

 L’intervention des pompiers de Bruxelles ce samedi 14 mai sur le piétonnier bruxellois n’a pas été une mince affaire.
L’intervention des pompiers de Bruxelles ce samedi 14 mai sur le piétonnier bruxellois n’a pas été une mince affaire. ©Robert Dekock

Verbalisations

Enfin, "nos hommes et femmes de garde organisent des visites topographiques journalières avec les véhicules d’intervention pour visiter les lieux difficiles d’accès ou des édifices spécifiques", termine le porte-parole.

Le SIAMU est un adepte inconditionnel des contrôles et des verbalisations pour faire respecter les limitations de circulation, et non des obstacles.

On le comprend, les pompiers plaident pour des aménagements qui n’entravent pas la fluidité du passage des véhicules d’urgence. "Le SIAMU est un adepte inconditionnel des contrôles et des verbalisations pour faire respecter les limitations de circulation".Les pompiers les préfèrent "au placement d’obstacles ou au réaménagement de la chaussée, qui entravent ou ralentissent le flux de nos colonnes de secours".