Au home Brugmann (Uccle), on utilise encore des chaises percées: “il suffit de sonner, quelqu’un vient récupérer et laver le pot.”

La maison de repos Brugmann, à Uccle, reçoit une dérogation pour son agrément. Les étages, d’une vingtaine de lits chacun, possèdent un bloc de sanitaires au milieu du couloir.

Maël Duchemin
Au home Brugmann (Uccle), on utilise encore des chaises percées: “il suffit de sonner, quelqu’un vient récupérer et laver le pot.”

“Il existe des Orpéa dans le public”, affirmait Emmanuel De Bock la semaine passée. Au parlement, le député Défi avait évoqué une “situation indigne du 21e siècle” dans le home Brugmann. “Certains aînés ucclois vivent aujourd’hui à proximité immédiate d’une chaise percée, faute de sanitaires dans leur chambre, ou parce que les sanitaires se trouvent à 30 mètres dans le couloir.” Il ajoute que la tutelle régionale, qui donne les agréments, accepte dans le secteur public ce qu’elle refuse au privé. Depuis le “1er janvier 2010, toutes les chambres doivent disposer d’un espace sanitaire comprenant au moins un lavabo et une toilette”, précise l’arrêté royal.