Policiers en grève: "On assiste à l’effondrement d’un service public"

Tandis que de nouvelles actions de protestation sont prévues ce mardi matin et qu’une réunion avec la ministre se tiendra dans l’après-midi, la grogne des syndicats policiers ne faiblit pas. Que du contraire… De quoi agacer une frange de la population. Décryptage.

Romain Veys
Policiers en grève: "On assiste à l’effondrement d’un service public"
Du vert, du bleu ou encore du rouge: les policiers affichent leur unité pour exprimer leur mécontentement. ©Photo News

Barrages filtrants d'un côté, contrôles renforcés de l'autre: pour la deuxième semaine consécutive, les organisations syndicales représentant les divers métiers policiers en Belgique mènent, en front commun, des actions quotidiennes sur l'ensemble du territoire. Conséquence: de nombreux citoyens se sont retrouvés ces derniers jours frustrés, voire piégés par celles-ci. Au point que, dimanche, le Premier ministre Alexander De Croo a fustigé l'attitude des syndicats policiers, jugeant que ceux-ci avaient été "trop loin" en rendant " impossible la vie à ceux qui veulent travailler ".