VIDÉO | Les écoles du week-end de Tada offre de meilleures perspectives d'avenir

L’ASBL bilingue TADA implique le citoyen et le monde de l’entreprise dans l’émancipation des jeunes issus de quartiers défavorisés de Bruxelles.

Katel Fréson

« TADA m'a ouvert plein de portes. J'ai appris à me découvrir, à m'exprimer en public, à avoir davantage confiance en moi», confie Natalia. Cette jeune Anderlechtoise de 16 ans travaille comme étudiante jobiste pour TADA après avoir bénéficié d'une école du week-end. Cette école atypique fonctionne grâce à des intervenants adultes qui ont réalisé leurs rêves professionnels. Ceux-ci partagent leur expérience avec des jeunes qui, a priori, ont moins de chance «d'y arriver».

En arrivant dans l'école du week-end, les enfants s'engagent sur une base volontaire, à participer, tous les samedis, pendant trois ans, à des ateliers sur des métiers animés par des professionnels passionnés (juges, médecins, chimistes…). «En outillant les enfants dès l'âge de 10 ans, nous souhaitons lutter contre le manque de motivation, le décrochage scolaire», explique Kathleen Mentrop, du réseau TADA. C'est que la situation à Bruxelles est préoccupante: un jeune sur quatre naît dans la précarité. Une étude le démontre: les jeunes ont, à l'âge de 15 ans, cumulé trois ans de retard et risquent d'arrêter l'école.

Donner l’exemple

«Je le répète aux enfants qui arrivent chez nous. Vous rentrez dans une famille et on ne vous lâchera pas, sourit Alexia Feldheim, coordinatrice pédagogique. Nous impliquons les jeunes et les familles en allant les rencontrer chez elles.» Dès l'âge de 14 ans, après trois ans à l'école du week-end de TADA, les jeunes rejoignent le réseau Alumni for Life. Ils bénéficient alors, sur demande, d'un coaching assuré par des bénévoles, de l'accès à l'école des devoirs, de l'aide pour obtenir des stages et décrocher leur diplôme.

15% d’entre eux prennent un rôle actif dans l’école du week-end en venant tous les samedis montrer l’exemple et aider les classes. La méthode développée par TADA a fait ses preuves depuis huit ans: seuls 0,2% des jeunes ont quitté l’école prématurément.

Via ses cinq écoles du week-end dans quatre communes (Anderlecht, Molenbeek, Saint-Josse et Schaerbeek) et son réseau Alumni, TADA organise des activités pour plus de 1 300 jeunes avec 2 000 bénévoles de tous les secteurs professionnels.

Outiller les enfants pour lutter contre la démotivation et le dérochage scolaire.

Dans les locaux de l'institut Notre-Dame d'Anderlecht prêtés à TADA le week-end, Marwa, 16 ans, veille sur un groupe d'enfants. «J'ai découvert des métiers que je n'imaginais même pas. C'est en allant visiter l'hôpital Saint-Luc que j'ai su que je voulais devenir médecin. Maintenant, je suis en option sciences fortes et je suis devenue moi aussi bénévole chez TADA.» Et les animatrices de conclure: «Le futur est prometteur. La toute première génération de jeunes de TADA a obtenu le diplôme de fin d'études secondaires, Ils ont commencé des études supérieures ou un premier projet professionnel.»

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