10 à 20 ans de prison pour les auteurs du meurtre de Sebastian Hurcewicz

La cour d’assises de Bruxelles a délibéré toute la nuit ou presque dans l'affaire du meurtre de Sebastian Hurcewicz. Des peines de 10 à 20 ans de prison sont prononcées pour les auteurs et co-auteurs.

10 à 20 ans de prison pour les auteurs du meurtre de Sebastian Hurcewicz

La cour d’assises de Bruxelles a prononcé, jeudi vers 2h30, des peines de 20 ans de prison à l’encontre d’Hubert Mystkowski et de Lukasz Sredzinski, reconnus coupables du meurtre de Sebastian Hurcewicz en tant qu’auteurs. Elle a prononcé des peines de 10 ans de prison à l’encontre de Daniel Poplawski et de Monika Nazarczuk, reconnus coupables de ce meurtre en tant que co-auteurs. Enfin, la cour a prononcé une peine de travail de 150 heures à l’encontre de Kinga Poplawska, coupable de non-assistance à personne en danger.

Les jurés et les juges de la cour n’ont reconnu aucune circonstance atténuante aux auteurs principaux du crime, Hubert Mystkowski et Lukasz Sredzinski, précisant toutefois que leur peine «devait être porteuse d’espoir afin de favoriser leur réinsertion future». Ils ont tenu compte, pour déterminer le taux de la peine, de la «gravité extrême des faits commis», du «mépris manifeste des auteurs pour l’intégrité physique et psychique d’une personne», de «l’atteinte intolérable au respect de la vie humaine», de «l’émoi que ce type d’actes suscite au sein de la population en termes d’ordre public», mais aussi de l’ «acharnement» des auteurs et des «souffrances endurées par la victime».

Jurés et juges professionnels ont estimé que les deux hommes représentaient un danger pour la société, qu’ils avaient minimisé les faits et qu’ils n’avaient fait montre d’aucune remise en question.

Ceux-ci ont par contre reconnu des circonstances atténuantes aux deux autres auteurs, Daniel Poplawski et Monika Nazarczuk, coupables d’avoir aidé à commettre le crime «par abstention». Ils ont pris en considération leurs aveux, leur collaboration à l’enquête et l’absence d’antécédents judiciaires dans leur chef. Concernant Daniel Poplawski, ils ont tenu compte de son enfance difficile auprès d’un père violent. Concernant Monika Nazarczuk, ils ont mentionné son jeune âge au moment des faits et ses efforts de réinsertion depuis, dans la société polonaise.

Quant à Kinga Poplawska, jurés et juges ont tenu compte de sa coopération à l’enquête et de l’absence d’antécédents judiciaires dans son chef.

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