Environ 250 manifestants à Bruxelles en marge des négociations interprofessionnelles

Les manifestants ont appelé à encadrer les restructurations à venir pour limiter la «casse sociale» et réclamé une réelle augmentation salariale.

Environ 250 manifestants à Bruxelles en marge des négociations interprofessionnelles

À l’appel des syndicats FGTB et CSC, environ 250 personnes, selon l’estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, ont manifesté mercredi à 10h00 sur la place de la Monnaie à Bruxelles, pour faire entendre la voix des travailleurs, en marge des négociations interprofessionnelles.

Le rassemblement, ponctué de discours, a aussi vu les manifestants exécuter une chorégraphie sur la chanson «Money, money, money» du groupe Abba tandis que de faux chèques étaient agités au bout de cannes à pêche.

Les syndicats entendaient dénoncer de cette manière l’offre de chèques consommation de 500 euros maximum, car cette prime ponctuelle ne va bénéficier qu’à un nombre limité de travailleurs. Ils appellent plutôt à encadrer les restructurations à venir pour limiter la «casse sociale» et réclament une réelle augmentation salariale, qui nécessite une modification de la loi de 1996.

«La loi de 1996, qui a été réformée par le gouvernement Michel, ne permet plus d’avoir une véritable négociation salariale», relève Estelle Ceulemans, secrétaire générale FGTB Bruxelles. «On sait que des secteurs sont en grande difficulté avec la crise, mais d’autres ont été particulièrement performants. Il aurait fallu une véritable liberté de négociation et le gouvernement propose une norme de 0,4% d’augmentation sur 2 ans aux travailleurs et des chèques consommation».

Face au rejet par les syndicats de la proposition du gouvernement, un compromis est attendu début juin au sein du groupe des 10 (G10) sur l’accord interprofessionnel 2021-2022. D’autres dossiers sont sur la table.

«Aujourd’hui, le G10 se réunit pour voir les ouvertures du côté patronal pour avoir une véritable négociation sur d’autres aspects, qui sont essentiels pour nous, en particulier le salaire minimum qui n’a plus bougé depuis 2008 et qui a complètement décroché du salaire moyen ne permettant plus aux travailleurs de vivre décemment», ajoute Estelle Ceulemans. L’autre volet discuté concerne les prépensions. Les syndicats demandent la réinstauration des prépensions en cas de restructuration et pour des métiers pénibles afin notamment de pouvoir passer le relais aux plus jeunes.

Le rassemblement s’est terminé au rythme des percussions du groupe «Le rythme des fourmis».

© 2022 Belga. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par Belga. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de Belga.