Cowboy: le coup de lasso novateur des ex «Take eat easy» sur le marché du vélo électrique

L’échec d’un projet doit toujours nourrir doublement l’ambition du suivant. Chez Cowboy, une nouvelle start-up en partie reconstruite sur les cendres de feu «Take eat easy», on a bien compris l’idée. En proposant un vélo électrique intelligent à moindre coût, ces jeunes entrepreneurs entendent bien révolutionner le monde de la mobilité urbaine.

Nicolas LAHAUT
Cowboy: le coup de lasso novateur des ex «Take eat easy» sur le marché du vélo électrique
Les fondateurs de Cowboy, un vélo électrique intelligent étaient au Kikk durant 2 jours. Leur machine a été une des attractions du market. ©ÉdA Mathieu Golinvaux

Nous avons profité de la présence des fondateurs bruxellois de «Cowboy» au market du Kikk Festival pour en savoir plus concernant leur start-up proposant un vélo électrique intelligent.

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Karim Slaoui, vous êtes cofondateur du projet «Cowboy». Pouvez-vous revenir brièvement sur la genèse de ce dernier?

On a décidé de se lancer dans l’aventure lorsque «Take eat easy» a périclité. On y avait déjà pensé avant, mais ce n’était pas possible à l’époque d’assumer une charge supplémentaire. L’idée nous est venue d’une interrogation: pourquoi nos livreurs, chez «Take eat easy», étaient si peu nombreux à employer des vélos électriques? Ceux qui le faisaient étaient pourtant beaucoup plus efficaces et rentabilisaient assez rapidement leur investissement. Financièrement, ça avait tout le sens du monde, même si les prix peuvent légitimement rebuter à l’achat. En fait, on s’est rendu compte que les gens étaient extrêmement soucieux du look de leur vélo. Pour eux, ce n’est pas juste une commodité, c’est aussi un fashion statement. Or, jusqu’à présent, la majorité des vélos mis sur le marché ne sont pas très «sexy» ou sont beaucoup trop chers.

C’est ce constat qui a motivé votre entreprise?

Complètement. Ça nous a amenés à nous fixer un objectif clair: proposer un vélo susceptible de changer la mobilité telle qu’on la connaît actuellement. Aujourd’hui, il y a trop de voitures et les transports en commun rebutent beaucoup de monde. Si le vélo standard est une option de plus en plus favorisée, il est parfois compliqué d’y recourir quand les trajets sont longs ou vallonnés. Le vélo électrique, c’est le futur de la mobilité urbaine. Sauf que les jeunes n’y recourent pas, car ils sont moches, lourds et chers.

Tout l’inverse du Cowboy?

Je pense. Avec Cowboy, on a voulu proposer un produit épuré, stylisé, plus léger et moins cher.

Parlons du prix, justement. Comment parvient-on à le baisser en maintenant une qualité notable?

Traditionnellement, les vélos électriques sont chers, car ils sont produits par des fabricants de vélos qui n’y connaissent rien au versant électrique de la chose. Ils achètent des kits d’électrification tout fait qui leur coûtent un bras, et se répercutent sur le prix de vente du produit. Ils placent ces kits sur des vélos préconçus. Nous, on a opéré dans le sens inverse: on a élaboré nous-mêmes notre système de propulsion et conçu le vélo sur base de son électricité.

Ensuite, la vente en ligne – le vélo ne sera pas disponible en magasin – permet de se couper du circuit de distribution classique et d’économiser un tiers du prix de vente du vélo.

Hormis son prix, quels sont les atouts de votre nouveau-né?

D’abord c’est un vélo bien «designé», qu’on est fier d’enjamber. Ensuite, il est extrêmement simpliste, en ce qu’il est complètement intuitif. Il n’y a pas de boutons, pas de vitesses. Tu te mets dessus, tu roules, et c’est tout. Le capteur situé au niveau des pédales permet au moteur de déterminer la puissance d’assistance adéquate. Plus on donne de gros coups de pédale, plus le moteur donne de l’assistance. On a une «app», qui permet de connecter l’utilisateur à son vélo pour l’allumer et l’éteindre, changer la vitesse maximum, allumer le phare, activer un tracking GPS – voir en temps réel où se trouve le vélo –…

Quand peut-on s’attendre à le voir débarquer sur le marché?

Ici, c’est le deuxième prototype. Deux ou trois éléments doivent encore être finalisés pour un troisième prototype qui devrait aboutir en décembre. On espère pouvoir vendre les premiers modèles en mars 2018. On peut déjà vous assurer que son prix sera situé en dessous de 1500 euros. On commencera par le distribuer uniquement en Belgique pour assurer un service après-vente optimal. D’ailleurs, il y aura plus qu’un simple service après-vente: le but sera d’accompagner la personne dans toute sa vie de cycliste.

Kikk.CanalC Vendredi 15h00

Kikk.CanalC en direct depuis le Market. Au programme : Le vélo connecté de Cowboy, la minute market avec LaTaab, rencontre avec Aude Degrassat, GarageCube,...

Posted by Boukè.media on Friday, November 3, 2017