79 logements sur une nouvelle placette dans l’Îlot Sacré: «faire revenir les Bruxellois habiter dans le centre»

PHOTO AVANT-APRÈS | Un nouveau complexe d’habitation a été inauguré dans l’Îlot Sacré, dont il porte le nom. Construit sur un chancre, ce projet de 79 logements veut «recréer le lacis de ruelles médiévales» typique de Bruxelles. Une placette a été fondée.

Le projet Îlot-Sacré, complexe immobilier de 6000m2 et 79 logements, a été inauguré ce 23 octobre en plein centre de Bruxelles. Depuis les terrasses de cet ensemble doté d’une placette, on aperçoit même les sommets gothiques de la Grand-Place.

Les habitations aux couleurs ardoise et blanc cassé s'implantent sur un ancien chancre et ses ruelles désaffectées du quartier touristique de l'hypercentre. Comme il l'expliquait en 2015, le promoteur Galika souhaitait là-bas «faire revivre le réseau des ruelles historiques tel qu'il existait avant que ce morceau de quartier ne soit démoli dans les années 60». Il assure avoir organisé le projet autour des rues d'Une Personne, du Marché aux Peaux et de l'Impasse de la Tête de bœuf, «dont le cheminement remonte au Moyen Âge».

Ces rues disparues sont réintégrées et agrandies. Reliées aux anciennes impasses, elles fondent une placette: «la Place des Deux Personnes», qui sera accessible à tous durant la journée.

«Faire revenir vivre le Bruxellois dans le centre-ville»

Geoffroy Coomans de Brachène, Échevin de l’Urbanisme et du Patrimoine (MR), se félicite d’inscrire ce projet dans la volonté de la Ville de Bruxelles «de faire revenir vivre le Bruxellois dans le centre-ville». Le Bourgmestre Philippe Close (PS) se réjouit quant à lui «que des promoteurs investissent dans la commune».

L’espoir partagé par Galika est «que des Bruxellois reviendront bientôt vivre dans ce quartier chaleureux de l’Îlot Sacré», un réseau de ruelles davantage connu aujourd’hui encore pour ses restos de moules et carbonnades au km, ses boutiques de chocolat, ses souvenirs bas de gamme et ses enterrements de vies de garçons.

Brique belge, pierre naturelle et pierre bleue

L’architecture de l’ensemble se veut «contemporaine dans le respect du contexte historique». Elle emprunte donc «aux éléments marquants de la typologie des environs de la Grand-Place». Anne-Catherine Galetic, administrateur de Galika, le souligne: «Nous voulions intégrer le projet dans son contexte historique en termes de gabarits, de rythmes de façades, de matériaux et de couleurs». Brique belge, pierre naturelle et pierre bleue y concourent.

D’après le promoteur, «la majorité des unités sont vendues. Les acquéreurs sont pour un tiers des propriétaires occupants et pour deux tiers des investisseurs».

Le projet «îlot sacré» en chiffres

+ 22 logements pour étudiants, studios ou appartements partagés 4 chambres

+ 29 appartements du studio au 3 chambres

+ 2 maisons individuelles

+ 1 conciergerie

+1 buanderie commune

+ 2 immeubles autonomes sur la rue des Bouchers et la rue du Marché aux Herbes, dotés d'un rez-de-chaussée commercial

+ 24 emplacements de parking en sous-sol

+ 65 emplacements vélo