Le président Trump «déterminé à poursuivre la coopération» avec l’UE

Les États-Unis sont déterminés à «poursuivre la coopération et le partenariat avec l’Union européenne», a affirmé lundi à Bruxelles le vice-président américain Mike Pence, parlant d’un «engagement fort» du président Donald Trump en ce sens – en dépit de déclarations antérieures du nouveau locataire de la Maison Blanche.

Le président Trump «déterminé à poursuivre la coopération» avec l’UE

«Aujourd’hui, j’ai le privilège, au profit du président Trump, d’exprimer le fort engagement des États-Unis envers une coopération continuée et un partenariat avec l’Union européenne», a-t-il affirmé lors d’une conférence de presse conjointe avec le président du Conseil européen, Donald Tusk.

«Quelles que soient les différences entre nos deux continents, nous partageons le même héritage, les mêmes valeurs et, par dessus tout, le même but: promouvoir la paix et la prospérité, par le biais de la liberté, de la démocratie et l’État de droit», a ajouté le numéro deux de l’administration américaine.

Cet engagement des États-Unis envers l’UE est «ferme et durable», a ajouté M. Pence dans des propos rassurants et qui tranchent avec ceux tenus par le président Trump – il s’était réjoui du «merveilleux» Brexit et avait affirmé que d’autres pays pourraient suivre l’exemple britannique.

M. Tusk a pour sa part exprimé le souhait que l’UE puisse compter sur «un soutien sans équivoque» de Washington.

Le président du Conseil européen a ainsi cité les «trois demandes clés» à respecter dans la relation UE-États-Unis, et dit avoir reçu de M. Pence l’assurance qu’elles seraient respectées par la nouvelle administration américaine.

«Il s’est passé trop de choses dans votre pays et dans l’Union européenne au cours du mois écoulé, il y a eu trop d’opinions nouvelles et parfois surprenantes exprimées sur nos relations et notre sécurité commune pour prétendre que tout va comme d’habitude», a souligné M. Tusk, dans une allusion aux vives critiques exprimées par M. Trump sur l’UE, une organisation selon lui promise à davantage de fragmentation après le Brexit.

Accueillant M. Pence dans la foulée, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a affirmé que «le moment n’est pas venu de diviser l’Europe et les États-Unis», en se disant soulagé que le vice-président ait choisi l’Europe comme destination pour son premier déplacement à l’étranger depuis son entrée en fonction, le 20 janvier dernier.

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