Francken apostrophé sur le marché de Berchem-Sainte-Agathe: «Comment osez-vous venir ici?!»

Le week-end de Theo Francken n’était pas sans nuage. Une algarade avec une Bruxelloise sur le marché de Berchem-Sainte-Agathe l’a poussé à rechercher l’identité de son opposante. Et à la publier sur Twitter. Le culot de cette dernière est salué sur les réseaux.

«Comment osez-vous venir ici M. Francken?!»

C'est ainsi qu'une Berchemoise apostrophe le Secrétaire d'état à l'asile et à la migration Theo Francken ce jeudi 5 octobre sur un marché de Berchem-Sainte-Agathe. La caméra de nos confrères de BX1 suivait justement le membre de la N-VA, en campagne avec le sénateur ganshorenois Karl Vanlouwe sur la place Schweitzer.

Invitée par Francken à étoffer son algarade, la citoyenne ne se démonte pas. «Ici, vous êtes dans une commune qui n’est pas raciste et qui ne supporte pas votre politique d’asile et migration».

Sourire jaune comme la couleur de son parti, Francken rétorque alors qu’il n’a pas «de leçon de moralité» à recevoir. La Bruxelloise ne se démonte pas. «Ce n’est pas une leçon de moralité, mais de citoyenneté et d’humanité, M. Francken. Vous n’êtes pas le bienvenu à Berchem-Sainte-Agathe», ose-t-elle sous les yeux ébahis d’une jeune fille l’accompagnant. «Pour vous pas, mais on va voir», lâche alors le Secrétaire d’état pour continuer sa promenade.

L’incident a visiblement empêché Francken de passer un week-end sans nuage. Il a en tout cas cherché à en savoir un peu plus sur son opposante venue de nulle part avec un tel aplomb. Il a donc réagi sur Twitter, comme d’habitude.

Il l’a d’abord accusée d’être candidate de gauche «voulant faire la une». Ensuite, il a balancé un nom: «Elle s’appelle Véronique Oruba. L’ouverture des frontières et la haine des Flamands sont sa gloire». Avant de continuer en attaquant le parti dont il la croit issue, toujours dans son style sans nuance: «D’abord Ecolo, ensuite DéFi. Pour DéFi, les Flamands ne sont jamais les bienvenus à Bruxelles. Mais maintenant, j’y retournerai sans doute!», assène-t-il avant de balancer le smiley de circonstance.

Mais Francken se trompe en contre-attaquant. Car à en croire BX1, Oruba n’est pas candidate. Selon nos confrères, elle est Secrétaire nationale du MOC, Mouvement Ouvrier Chrétien. Ce sont certains de ses proches qui appartiennent à la liste DéFi de Berchem: son mari Vincent Lurquin est en effet N°2 sur la liste là-bas, et son fils Baptiste y figure au 22e rang.

Ce 8 octobre, la discussion a trouvé un épilogue sur Facebook. C’est là que Véronique Oruba y a mis en point final, en réponse au «soutien» dont le représentant N-VA se disait le bénéficiaire ce week-end sur Twitter. «Monsieur Francken cherche l’identité des personnes!! Et en plus, il divulgue des mensonges. Il a une conception de la femme qui date d’une autre époque», répond Oruba suite aux attaques ad hominem. «Et ma mère s’appelle van Cranenbroek».