Jette, Berchem, Ganshoren et Evere «doivent veiller à rencontrer les besoins des jeunes»

C’est un des enjeux grandissant à Bruxelles: le boom démographique est de plus en plus préoccupant au nord-ouest de la capitale. D’où une attention à porter aux jeunes. C’est ce qui ressort d’une étude de Belfius, qui classe les 19 communes en 4 catégories.

Jette, Berchem, Ganshoren et Evere «doivent veiller à rencontrer les besoins des jeunes»

À l’image de ce qu’elle a fait pour les communes wallonnes et flamandes, la banque Belfius a présenté mercredi à Bruxelles son étude sur la typologie des communes bruxelloises. Comme leurs homologues du nord et du sud du pays, les 19 entités de la Région Capitale sont classées - sur base de 150 indicateurs - en différentes catégories.

L’exercice est par contre plus artificiel qu’il ne l’est pour les autres Régions. «Les corrélations sont moins pertinentes car les communes ne sont, en soi, pas homogènes. Il existe de grandes disparités entre les quartiers» d’une même commune, précise Belfius.

Quatre catégories

De 150 indicateurs issus de données officielles les plus récentes (2017 pour la plupart), l’étude dégage cinq axes principaux permettant de classer les communes en quatre catégories. Concrètement, les 19 entités bruxelloises sont réparties selon le standard de vie de la population, la structure familiale, le degré de centre d’emplois, la progression de la population scolaire et les activités de type industriel et transport.

Il ressort de l’étude que les communes les plus aisées sont toujours celles du sud de la Région, à savoir Woluwe-Saint-Pierre, Watermael-Boitsfort et Uccle, tandis que les plus modestes sont Saint-Josse-ten-Noode, Saint-Gilles et Molenbeek-Saint-Jean.

En recoupant le score de chaque commune dans les cinq axes, Belfius a dégagé quatre catégories, Bruxelles-Ville étant totalement à part compte tenu de son territoire traversant toutes les disparités régionales. La Région compte donc quatre communes résidentielles du nord-ouest (Berchem, Ganshoren, Jette et Evere), quatre autres en reconversion industrielle (Forest, Anderlecht, Molenbeek, Schaerbeek), quatre de «première couronne» (Saint-Gilles, Ixelles, Etterbeek et Saint-Josse) et cinq communes résidentielles de sud-est (Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre et Woluwe-Saint-Lambert).

Des défis

Chaque catégorie est confrontée à ses propres défis. La première enregistre notamment une forte progression démographique puisque de nombreux ménages disposant de revenus supérieurs à la moyenne régionale s’y sont installés ces dernières années. Ces quatre communes doivent aujourd’hui veiller à rencontrer les besoins des jeunes - notamment en matière de petite enfance et de sport - et à maintenir des espaces publics malgré une demande croissante de nouveaux logements.

Les communes de la première couronne, caractérisées par une forte proportion des ménages isolés et des revenus inférieurs à la moyenne régionale doivent, elles, jongler avec la pression exercée par les travailleurs non-résidents notamment en termes de mobilité. Les communes résidentielles du sud-est ont, elles, une population à revenus élevés, mais connaissent une progression démographique assez faible et un vieillissement de la population plus important qu’ailleurs dans la Région.

Outre ses utilités sociales et démographiques, la typologie offre une autre grille de lecture de la gestion communale. Elle donne notamment la structure des recettes par catégories (proportion des subsides, taxes, précompte immobilier, fonds des communes, etc.) mais aussi une clarification des enjeux sociétaux. «Les caractéristiques socio-économiques de la commune vont profondément influencer les priorités d’action des gestionnaires communaux ainsi que les enjeux financiers», souligne Belfius.

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