Bruxelles: la police inquiète de la consommation croissante de crack

La police bruxelloise est "incroyablement inquiète" de la forte augmentation de la consommation de crack dans la capitale, rapportent samedi De Standaard et Het Nieuwblad.

Belga
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A man holds his used crack pipes in Vancouver's Downtown Eastside (DTES) neighbourhood, British Columbia February 11, 2014. Recently two vending machines that dispense Pyrex crack pipes for 25 cents each, which are owned and operated by the Portland Hotel Society, opened in Vancouver. REUTERS/Ben Nelms (CANADA - Tags: DRUGS SOCIETY HEALTH) - GM1EA2C0O6701 ©BEN NELMS / REUTERS

La popularité de cette forme dérivée de cocaïne vient de Paris, avance le commissaire principal pour la zone de police Bruxelles-Midi, Koen De Brandt. "C'est une des drogues les moins onéreuses et les plus dangereuses sur le marché".

Transit, centre d'accueil non-médicalisé pour personnes majeures dépendantes aux drogues, estime que pas moins de trois-quart des consommateurs de drogues à Bruxelles prennent du crack. "C'est devenu la drogue la plus populaire dans nos rues" témoigne l'ASBL.

L'augmentation fulgurante de la consommation n'a pas échappé aux Bruxellois : entre janvier et octobre 2022, la société de transport Stib a reçu 1.200 signalements de consommation de drogues dans l'espace public, soit 70% de plus par rapport à l'année précédente.

Une substance plus addictive

Les effets du crack sont plus rapides et plus intenses que ceux de la cocaïne, ce qui rend aussi la substance plus addictive. Il est par ailleurs très répandu au sein de la population sans-abri.

Que le gouvernement fédéral annonce que les consommateurs de drogues dures vont écoper d'amendes de 1.000 euros, ne va guère changer la donne, selon le directeur de l'ASBL Transit. Les consommateurs de crack sont si vulnérables qu'ils ne pourront pas s'acquitter de telles sommes, assure-t-il.

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