Procès des attentats à Bruxelles: les kamikazes de planque en planque à Schaerbeek, Jette, Forest, Etterbeek puis Laeken

Schaerbeek, Jette, puis rue du Dries à Forest et avenue des Casernes à Etterbeek: les enquêteurs relatent leur course pour découvrir les planques des terroristes des attentats de Paris et Bruxelles, au procès des attentats de 22 mars 2016 à Zaventem et Maelbeek.

Belga
Bruxelles - Caches des terrosristes des attentats de 2016: L'opération, menée par les services de police belge, appuyés par des membres des forces de l'ordre françaises, a pour but de mener une perquisition dans le cadre de l'enquête sur ces attentats. Elle se déroule dans l'immeuble à appartement situé à la rue du Dries no 60, sur la commune belge de Forest. Mohamed Belkaid, qui a joué un rôle notable de coordinateur à distance dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris sous le faux nom de Samir Bouzid, est tué en protégeant la fuite de Salah Abdeslam et d'un complice, qui seront retrouvés et arrêtés trois jours plus tard à Molenbeek. A Bruxelles le jeudi 30 septembre 2021 (JC Guillaume)
Rue du Dries no 60, à Forest, Mohamed Belkaid, qui a joué un rôle notable de coordinateur à distance dans les attentats du 13 novembre 2015 à Paris sous le faux nom de Samir Bouzid, est tué en protégeant la fuite de Salah Abdeslam et d'un complice, qui seront retrouvés et arrêtés trois jours plus tard à Molenbeek. ©JC Guillaume

Les juges d'instruction ont commencé à aborder l'enquête même des attentats du 22 mars 2016, mardi après-midi devant la cour d'assises de Bruxelles, en identifiant tout d'abord les planques belges utilisées par les accusés et les kamikazes. Au total, huit adresses ont été répertoriées.

Les juges d'instruction ont d'abord présenté quatre adresses, utilisées dans la préparation des attentats à Paris commis le 13 novembre 2015, dont deux - rue Henri Bergé à Schaerbeek et avenue de l'Exposition à Jette - ont également servi après ces attaques parisiennes. Les deux planques ont été louées sous une fausse identité par Mohamed Bakkali.

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Selon l'enquête, la planque de la rue Henri Bergé, où Mohamed Belkaïd, Sofien Ayari, Salah Abdeslam, Osama Krayem, Najim Laachraoui et Mohamed Abrini ont vécu, a été désertée dès le 28 novembre 2015. À cette époque, de nombreuses perquisitions étaient menées en Belgique dans le cadre de l'enquête sur les attentats à Paris et il est possible que cette planque était donc "grillée", a expliqué la juge Berta Bernardo-Mendez.

Ces six personnes ont alors emménagé avenue de l'Exposition. Ils vont ensuite très vite "basculer" vers une nouvelle planque, située rue du Dries à Forest, dès le 2 décembre 2015, selon la juge. Cette fois, l'appartement est loué sous une fausse identité par Ibrahim El Bakraoui. Dans un premier temps, ce sont Mohamed Belkaïd, Sofien Ayari et Najim Laachraoui qui y emménagent, tandis que les trois autres restent encore quelque temps à l'avenue de l'Exposition.

Il existe également une autre planque, occupée par Ibrahim El Bakraoui depuis le 4 octobre 2015. C'est un appartement situé avenue des Casernes à Etterbeek, dont le locataire est Smaïl Farisi. Un mois plus tard, Khalid El Bakraoui y a emménagé et Osama Krayem l'y rejoindra dès le 16 mars 2016.

Laeken, hébergement temporaire

Ensuite, en février 2016, c'est un appartement de la rue Max Roos à Schaerbeek qui est loué sous une fausse identité, toujours par Ibrahim El Bakraoui. Ce dernier y vivra avec Najim Laachraoui et Mohamed Abrini. Osama Krayem y vivra également entre le 5 et le 16 mars 2016, date à laquelle il rejoint Khalid El Bakraoui avenue des Casernes à Etterbeek.

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Enfin, la cellule a utilisé un appartement situé rue du Tivoli à Laeken. Il s'agit du domicile d'Hervé Bayingana Muhirwa. Les juges d'instruction considèrent qu'il s'agit plus d'un "hébergement temporaire" que d'une planque. Mohamed Abrini et Osama Krayem y trouveront refuge après les attentats du 22 mars 2016, avant d'être arrêtés.

L'intérêt de cette présentation était de donner une vue globale de l'utilisation des planques mais aussi d'obtenir une idée de qui avait vécu avec qui, les juges d'instruction insistant sur le fait qu'il s'agissait bien d'une cohabitation étroite.

NOTRE DOSSIER | Tout sur le procès des attentats de Zaventem et Maelbeek à Bruxelles le 22 mars 2016
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