Le suspect du viol d'une étudiante de l'ULB maintenu en détention provisoire

Déjà condamné pour avoir tué un sans-abri, le jeune homme de 23 ans, suspecté d'avoir violé une étudiante, est maintenu en détention préventive.

Belga
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Le jeune homme est suspecté d'avoir violé une étudiante de L'ULB le 28 décembre dernier.

L'homme de 23 ans soupçonné d'avoir violé une étudiante de l'ULB le 28 décembre dernier, restera en prison. La chambre du conseil de Bruxelles a confirmé vendredi la détention provisoire du suspect pour un mois.

Yannick F.D. avait été condamné en août dernier à 30 mois de prison pour le meurtre d'un sans-abri. Il avait entretemps été libéré. Son avocat n'a pas voulu faire de commentaire.

Les faits de viol se sont déroulés le 28 décembre, vers 20h45, sur le campus du Solbosch de l'ULB à Ixelles, près de bâtiments NO et BC. Une étudiante âgée de 21 ans marchait sur un chemin non éclairé, emprunté par de nombreux étudiants, lorsqu'elle a été traînée dans un endroit sombre où elle a été agressée sexuellement. L'agression a duré un long moment, sans que les faits ne soient remarqués par une caméra de surveillance ou le service de sécurité de l'université.

La jeune femme a ensuite rejoint le domicile de ses parents, près du pont Fraiteur où elle s'est effondrée. Elle a alors été conduite au Centre de Prise en Charge des Violences Sexuelles (CPVS). Elle devrait souffrir de lourdes séquelles tant physiques et psychologiques.

Selon différents médias, le suspect de 23 ans a pu être identifié sur la base d'images de caméras de surveillance du secteur et a pu être interpellé samedi dernier aux abords de la Porte de Namur à Bruxelles. Il a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction.

Le jeune sans-abri avait été condamné à 30 mois de prison en août 2022 pour coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. En juin 2021, il avait frappé un autre SDF à la tête avec une barre de fer. La victime avait été retrouvée grièvement blessée sur un chantier à Auderghem et est décédée quelques jours plus tard. L'homme avait également été aspergé d'un produit chimique corrosif, mais, selon le tribunal, il n'avait pas été démontré que Yannick F.D. en était responsable.

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