«Éventuels délits sexuels»: le président de l’association étudiante Solvay reste interdit de Campus

L’interdiction de campus prononcée par la VUB à l’encontre du président de l’association étudiante Solvay reste en vigueur.

Belga
 Le président de l’association étudiante Solvay de la VUB reste interdit de campus après un jugement en première instance. (illustration)
Le président de l’association étudiante Solvay de la VUB reste interdit de campus après un jugement en première instance. (illustration) ©ÉdA – Julien Rensonnet

L’interdiction de campus prononcée par la Vrije Universiteit Brussel (VUB) à l’encontre du président de l’association étudiante Solvay restera en vigueur, a décidé mercredi le tribunal de première instance néerlandophone de Bruxelles, qui siégeait en référé.

L’université avait imposé cette interdiction à la suite de plusieurs plaintes relatives à des comportements transgressifs et à d’éventuels délits d’ordre sexuels. L’étudiant concerné estime avoir subi une grave atteinte à sa réputation ayant compromis l’avenir de ses études. Il affirme également ne pas avoir été mis au courant des accusations qui pesaient contre lui. Le tribunal a toutefois rejeté l’ensemble de ses arguments.

La VUB a déposé une plainte auprès du parquet de Bruxelles le 24 octobre après que l’université a reçu plusieurs plaintes concernant plusieurs comportements transgressifs, qui auraient eu lieu, entre autres, lors d’activités de l’association étudiante Solvay. Selon la VUB, de possibles infractions pénales ont été commises. Des procédures disciplinaires ont été engagées à l’encontre des étudiants concernés et cinq d’entre eux ont été exclus du campus. Les activités de l’association étudiante ont également été suspendues.

Partialité

Le président de l’association s’est adressé au juge des référés et a demandé que l’interdiction de campus soit levée. Selon son avocat, cette interdiction était une mesure disciplinaire déguisée et la VUB a fait preuve de partialité avec cette mesure. Le jeune homme n’a pas été entendu, on ne lui a pas dit de quoi il était accusé, et l’interdiction de campus n’était pas suffisamment motivée, toujours selon son avocat.

Le tribunal n’a pas entendu cette argumentation, considérant qu’il "n’apparaît pas que la VUB se soit prononcée sur la culpabilité ou serait partiale", selon le jugement. Il apparaît, selon le juge, que la mesure était suffisamment justifiée et que le président pouvait raisonnablement poursuivre ses études pour l’année académique en cours.