Policier tué à Schaerbeek: les bourgmestres avaient tiré la sonnette d’alarme il y a un an

Quelques jours après le meurtre du policier Thomas Monjoie, Martin Buxant (LN24) assure que les autorités d’Evere, Saint-Josse et Schaerbeek avaient averti le Ministre de la Justice d’une possible agression dans les quartiers Nord de Bruxelles.

La Rédaction de L'Avenir

C’est Martin Buxant qui l’assure ce lundi matin sur le plateau de LN24: les autorités étaient au courant des menaces qui pesaient sur la police dans les quartiers Nord de Bruxelles.

"On a entre notre possession un courrier commun signé des trois bourgmestres d’Evere, Saint-Josse et Schaerbeek, déclare le journaliste dans un édito enflammé. Il date de novembre de l’année dernière, il est adressé au ministre de la Justice et à la ministre de l’Intérieur et il dit ceci en substance: les forces de police locale sont au bout du rouleau dans ces quartiers Nord, où se mêlent la prostitution, le trafic de drogues, la violence en tous genres, les sans-papiers. Elles doivent faire le job de la police fédérale aux abords de la gare du Nord, dans un quartier qu’on dirait tout droit sorti de Gotham City. Et c’est la même chose à la gare du Midi, à Bruxelles également."

Jurant que "rien n’a été entrepris en un an depuis que les bourgmestres ont tiré la sonnette d’alarme auprès de la Ministre de l’Intérieur (Annelies Verlinden, NDLR) notamment " et que celle-ci "savait mais elle n’a rien fait", Martin Buxant estime que les polices locales, "à bout de souffle" et forcé de pallier au manque d’effectif de la police fédérale, "envoient donc au casse-pipe de très jeunes policiers dans des quartiers très difficiles".

Pointant du doigt Jan Jambon, l’ancien Ministre de l’Intérieur, qui n’a "rien fait pour maintenir une police fédérale digne de ce nom", l’éditorialiste estime qu’il est temps désormais de nettoyer le quartier bruxellois.

"On paie beaucoup d’impôts en Belgique. Il serait temps d’avoir une police à la hauteur de ce que nous payons: c’est une question de respect et, parfois, de vie ou de mort", conclut-il.