Sans y renoncer, Schaerbeek se dit prête à adapter le plan Good Move et commence à le faire

La Ville se dit disposée à l’adapter en fonction du dialogue avec la population.

Belga
Sans y renoncer, Schaerbeek se dit prête à adapter le plan Good Move et commence à le faire

La majorité schaerbeekoise LB (DéFI + Libéraux schaerbeekois)/ Ecolo-Groen a décidé de maintenir la troisième maille de circulation du plan Good Move, source de contestation, lundi, lors de la première journée de sa mise en œuvre. Elle est cependant disposée à l’adapter en fonction du dialogue avec la population, et pour répondre aux demandes déjà formulées, elle a décidé d’ouvrir le verrou de la Place Pavillon (ndlr: dans le bas de Schaerbeek) dans le sens sortie de ville, a affirmé mardi le directeur de cabinet de la bourgmestre Cécile Jodogne (DéFI).

Interrogé par l’agence Belga, Marc Weber a fait état de la tenue, mardi d’une réunion entre les différentes composantes de la majorité et d’échanges "nets et francs, mais sereins" au sujet de ce dossier. 

Selon celui-ci le collège entend que les habitants ont l’impression qu’ils ne peuvent sortir de leur quartier qu’après de multiples efforts; que certains d’entre eux n’ont d’autre possibilité que d’utiliser leur véhicule; que les commerçants craignent rencontrer des difficultés pour les livraisons; que des Schaerbeekois demandent dans le même temps d’améliorer la qualité de la vie et de l’air dans leur quartier traversé par des flots de voitures de transit, la sécurité routière pour leurs enfants et eux-mêmes ainsi que l’équilibre entre les différents modes de transports.

Le collège s’est aussi engagé à procéder, dans un premier temps,  à une analyse quotidienne de la situation sur place, et à intervalles rapprochés dans les semaines qui suivent, avec les habitants des rues des quartiers concernés. Une méthodologie participative sera mise en œuvre, a-t-il ajouté au nom du collège.

À la suite de cette évaluation, des aménagements pourraient encore être mis en œuvre rapidement, en fonction des desiderata des riverains et en tenant compte de l’intérêt général.

Selon le directeur de cabinet de la bourgmestre, la démocratie exige qu’on puisse débattre et se parler. Il n’y a cependant pas lieu de n’écouter que "ceux qui crient plus fort". La commune n’a jamais déployé autant de communication que dans ce dossier et dans ce quartier, mais elle entend que ce n’est pas encore assez et que de nombreux habitants déclarent ne pas avoir été avertis de cette mise en œuvre. Par conséquent, une communication supplémentaire et plus personnelle sera mise en place afin que les citoyens puissent prendre connaissance du projet.