BruZelle lance «Règles de 3», nouveau programme scolaire pour déconstruire le tabou autour des règles menstruelles

BruZelle, l’ASBL bruxelloise de lutte contre la précarité menstruelle, lance «Règles de 3», un programme éducatif et innovant qui libère la parole autour des menstruations.

Belga
Le programme « Règles de 3 » de BruZelle vise à déconstruire le tabou autour des règles menstruelles et de lutter contre les discriminations engendrées en lien avec les menstruations.
Le programme « Règles de 3 » de BruZelle vise à déconstruire le tabou autour des règles menstruelles et de lutter contre les discriminations engendrées en lien avec les menstruations.

BruZelle, l’ASBL bruxelloise de lutte contre la précarité menstruelle, a lancé «Règles de 3», un programme éducatif et innovant qui libère la parole autour des menstruations, a-t-elle annoncé lundi dans un communiqué. Ce programme permet de démystifier les questions concernant les menstruations.

BruZelle a trois missions principales. La première est la sensibilisation à la santé et à la précarité menstruelle. Cela concerne en particulier les jeunes. La deuxième mission est la distribution gratuite de produits menstruels pour les personnes en situation précaire. L’ASBL, enfin, remplit un rôle de consultance.

Déconstruire le tabou

«Règles de 3» s’adresse aux jeunes à partir de 12 ans en milieu scolaire et parascolaire. Il vise à déconstruire le tabou autour des règles menstruelles et de lutter contre les discriminations engendrées en lien avec les menstruations.

«Créer «Règles de 3» nous est apparu comme une évidence et une nécessité. En effet, nous nous sommes rendu compte au fil de rencontres avec les jeunes, toutes régions confondues, qu’ils se posaient beaucoup de questions à ce sujet», remarque Veronica Martinez, fondatrice et directrice de BruZelle.

Interactif

L’approche de «Règles de 3» se veut interactive et participative pour les jeunes. Trois modules sont proposés en plus du module éducatif. Cela permet aux participants de s’exprimer de manière libre et variée via différentes mises en situation.

Ce programme a été mis en place afin que l’éducation menstruelle améliore la qualité de vie des personnes menstruées, mais aussi pour que celles qui ne le sont pas soient informées de manière qualitative sur la question le plus tôt possible.

Le programme est subsidié par «Tant qu’il le faudra», un octroi délivré par Sarah Schlitz, secrétaire d’État fédérale à l’Égalité des genres. Une autre subvention est octroyée par Nawal Ben Hamou, secrétaire d’État à la Région de Bruxelles-Capitale, chargée de l’Egalité des chances.