Alain Maron veut une Bruxelles plus propre, «sans mégots, chewing-gums ou déjections canines et sans dépôts clandestins»

Alain Maron présente son plan pour une Bruxelles moins sale. Cette stratégie Clean. Brussels s’attaque aux dépôts clandestins comme aux mégots et aux plastiques à usage unique. Elle prévoit aussi de faire payer les producteurs. 

La Rédaction de L'Avenir
 Les poubelles s’amoncellent dans certains quartiers de Bruxelles, attirant les dépôts clandestins. Le plan d’Alain Maron, baptisé «clean.brussels», doit y mettre un frein.
Les poubelles s’amoncellent dans certains quartiers de Bruxelles, attirant les dépôts clandestins. Le plan d’Alain Maron, baptisé «clean.brussels», doit y mettre un frein. ©ÉdA – Julien RENSONNET

Le gouvernement bruxellois planche sur une stratégie baptisée clean.brussels. Ambition: rendre la Région bruxelloise plus propre, de manière durable. Les diverses mesures de ce plan devraient entrer en vigueur en novembre.Avant ça, elles seront adaptées en fonction de l’avis que les communes bruxelloises.Pour rappel, celles-ci sont en charge du nettoiement de 80% des voiries de la capitale. C’est ce qu’indique ce mardi 21 juin le ministre de la Propreté publique Alain Maron (Écolo).

Adoptée en première lecture le 9 juin par les ministres bruxellois, cette stratégie vise à compléter le travail des équipes de nettoiement de mesures pour éviter les salissures avant qu’elles ne se produisent.

Chacun veut une ville sans emballages abandonnés, sans mégots, chewing-gums ou déjections canines, sans poubelles renversées et dépôts clandestins

"Chacun souhaite une ville sans emballages abandonnés, sans mégots de cigarette, sans chewing-gums et sans déjections canines sur les trottoirs, sans poubelles renversées et sans dépôts clandestins", plaide le communiqué du cabinet Maron. "Mais la ville la plus propre n’est pas celle qu’on nettoie le plus. C’est celle qu’on salit le moins. La propreté, c’est donc l’affaire de tous".

Éviter les dépôts clandestins

Clean. brussels propose ainsi des solutions pour prévenir la salissure générée par la collecte des sacs-poubelle ménagers, garantir la propreté à proximité des zones de travaux et réduire la présence au sol de déchets sauvages, notamment par l’installation de nouvelles corbeilles et cendriers, et la promotion des alternatives réutilisables.

Cette stratégie entend aussi éviter que les encombrants ne se transforment en dépôts clandestins, notamment par la multiplication des points de collectes, locaux et mobiles. Alain Maron rappelle ainsi à nos confrères de La DHque chaque lundi, le plus gros jour de travail pour cette question des dépôts clandestins, Bruxelles-Propreté en ramasse 11 tonnes.Soit 1331 tonnes pour l’année 2020!

Il est donc aussi question de responsabiliser le grand public, notamment par l’éducation dans les écoles et la désignation d’ambassadeurs de la propreté.

Répression systématique

Il s’agit aussi d’améliorer la gestion des plaintes et assurer la répression systématique des incivilités, notamment en mettant en place la perception immédiate des amendes et en renforçant l’usage des caméras. Actuellement, la Région compte sur 6 caméras et 6 leurres.10 nouvelles caméras enrichiront bientôt le dispositif.

Par ailleurs, comme Alain Maron le confirme égalment à La DH, un accord avec les autres régions devrait permettre de faire payer en amont les producteurs de marchandises polluantes pour le recyclage de ces dernières.C’est déjà le cas des fabricants de pneus ou de matériel électronique.A cette liste de produits s’ajouteront les matelas, meubles, textiles, langes jetables.Et puis tous les plastiques à usage unique comme les cigarettes, lingettes, chewing-gums et même ballons de baudruche.

Pour soutenir les communes dans leur rôle aux côtés de la Région, pour maintenir la propreté dans l’espace public, le gouvernement bruxellois vient de débloquer un nouveau budget de 2,5 millions d’euros pour financer des projets visant à améliorer la propreté dans les quartiers. La Région met sur la table une nouvelle méthode de collaboration structurelle pour que les acteurs publics gagnent en efficacité, indique encore Alain Maron.