Steward à Brussels Airport, il facilitait un trafic d’êtres humains

Une femme et un homme ont été originaires de Géorgie ont été condamnés pour trafic d’êtres humains. L’un travaillait comme steward à Brussels Airport et s’est servi de son emploi pour faciliter le trafic.

Belga
 Les deux condamnés sont originaires de Géorgie (illustration).
Les deux condamnés sont originaires de Géorgie (illustration). ©Photo Timon91 via Flickr sous licence CC BY-SA 2.0

Deux personnes ayant fait transiter illégalement des Géorgiens vers le Royaume-Uni ont été condamnées lundi par le tribunal correctionnel de Bruxelles à des peines de prison ferme de 36 mois et cinq ans. L’un des deux condamnés travaillait comme steward à Brussels Airport et s’est servi de son emploi pour faciliter le trafic d’êtres humains.

L’enquête a débuté lorsqu’il a été constaté que des Géorgiens effectuaient des réservations de vol étranges. Ceux-ci voyageaient de Bruxelles vers Francfort, avant d’y embarquer pour Londres. Une fois arrivés dans la capitale britannique, ils se présentaient à la douane en déclarant qu’ils n’avaient plus de documents d’identités, dans l’espoir de pouvoir déposer une demande d’asile.

Arrestation immédiate

Huit groupes de Géorgiens ont été appréhendés à Brussels Airport entre le 13 août 2020 et le 16 octobre 2020. Une enquête a montré que leurs billets d’avion étaient toujours réservés par la même femme originaire de Géorgie. Cette dernière pouvait compter sur l’appui d’un compatriote travaillant comme steward au sein de Brussels Airport.

Son rôle consistait à aider ces voyageurs lors de leur enregistrement, à leur faire passer le contrôle de sécurité et à les escorter jusqu’à la porte d’embarquement. Il a aidé plusieurs groupes de Géorgiens de cette façon, même lorsqu’il n’était pas en service.

Le steward a été condamné à une peine de prison ferme de 36 mois, tandis que la Géorgienne responsable du trafic écope d’une peine de prison de cinq ans. Cette dernière n’était pas présente lors de son jugement et a été condamnée par défaut. Le tribunal a ordonné son arrestation immédiate.