Selon Mahdi, Bruxelles est trop lente dans l’accueil des Ukrainiens: «Il est le seul à penser ça», rétorque le coordinateur bruxellois Pierre Verbeeren

Mahdi pointe Bruxelles et Wallonie du doigt dans l’accueil des réfugiés. Mais le coordinateur bruxellois rétorque que la coordination entre régions est bonne.

Belga
 Selon Pierre Verberen, coordinateur Ukraine bruxellois, Bruxelles, Flandre et Wallonie collaborent bien dans l’accueil des réfugiés ukrainiens.
Selon Pierre Verberen, coordinateur Ukraine bruxellois, Bruxelles, Flandre et Wallonie collaborent bien dans l’accueil des réfugiés ukrainiens. ©ÉdA – Julien Rensonnet (archive)

La coordination entre les trois Régions pour l’accueil des réfugiés ukrainiens fonctionne, a assuré jeudi le coordinateur désigné par la Région bruxelloise , Pierre Verbeeren, sur les ondes de Bel-RTL.

Mercredi, en commission de la Chambre, le secrétaire d’État à Asile, Sammy Mahdi, a pointé du doigt le retard pris, selon lui, par la Wallonie et Bruxelles dans l’accueil des Ukrainiens qui, en raison du statut de protection temporaire accordé à ces réfugiés, ressortit aux Régions. Il a visé plus particulièrement les structures d’accueil collectives qui font défaut au centre et au sud du pays alors que la Flandre a mis à disposition quelques milliers de places via des structures modulaires.

"Il est le seul à penser ça, c’est faux, ça se passe plutôt bien", a souligné Verbeeren. "Ce n’est pas nécessaire pour des raisons internes à son parti de faire ce genre de critique".

7.200 hébergements attendus

Les projections d’accueil des réfugiés ukrainiens en Belgique ont été revues à la baisse. Des 200.000 attendus au début de la guerre, l’estimation tourne aujourd’hui aux alentours de 78.000 selon les chiffres fournis mercredi par le cabinet de Mahdi et, actuellement, le nombre s’élève à 40.000 Ukrainiens enregistrés. Bruxelles devrait en accueillir 12.000, selon Verbeeren également cité dans "La Libre".

De ces 12.000, environ 7.200 auront vraisemblablement besoin d’un hébergement. Vu la crise du logement dans la capitale, il n’est pas évident de trouver autant de places de logement durables, a fait remarquer le coordinateur.

Bruxelles entend relever sa capacité au rythme des besoins afin d’éviter de se retrouver avec des places vides. Une grande partie de l’effort repose pour le moment sur des hébergeurs. Une convention est prévue, par lesquelles les personnes accueillies contribueront financièrement à leur accueil, un hôtel devrait être aménagé pour permettre à des hébergeurs d’être relayés, des bureaux vides seront également transformés en logement même si la tâche n’est pas évidente car elle impose d’installer des modules sanitaires ou de cuisine communs. Quelque 500 places devraient également être aménagées en modulaire.

Devant les remarques du secrétaire d’État, le coordinateur bruxellois lui a suggéré de rendre à la Région les 2.500 places d’accueil de crise dont le fédéral dispose à Bruxelles