Passagers d’une politique "Titanic", 50 acteurs de la nuit exigent de rouvrir le 29 janvier "aux vaccinés et détenteurs du certificat de rétablissement"

50 signataires du monde de la nuit tendent la main au politique. Leur secteur "va droit vers l’iceberg". D’où leur volonté de rouvrir aux seuls vaccinés et guéris.

J. R.
Passagers d’une politique "Titanic", 50 acteurs de la nuit exigent de rouvrir le 29 janvier "aux vaccinés et détenteurs du certificat de rétablissement"
Face à «l’échec d’une stratégie du risque zéro», la nuit veut une prise de conscience: «Il faut apprendre à vivre avec le virus». ©Djesper

Le secteur de la nuit tend une énième fois la main aux décideurs politiques. Ce vendredi 17 décembre, 70 clubs, collectifs et organisateurs de tout le pays signent une carte blanche (ci-dessous en intégralité) à destination des différentes instances décisionnaires. Ils y exigent une réouverture dès la fin janvier. Avec une condition forte: un accès permis uniquement aux vaccinés ou aux détenteurs d’un certificat de rétablissement".

Dans ce courrier, les 20 signataires bruxellois, 19 signataires wallons et 31 signataires flamands demandent à pouvoir reprendre leurs activités dès le 29 janvier "au plus tard". La nuit se dit volontariste: "notre secteur est prêt à prendre la main […], à se mobiliser afin de convaincre nos publics de l’intérêt de la vaccination". Et de pousser: "Doit-on encore accepter de condamner des secteurs […] à long terme pour des irréductibles qui, au nom de leur liberté individuelle, empêchent le retour à notre liberté collective, notre travail, nos vies, nos passions? Allons-nous encore constater l’échec d’une stratégie de risque zéro aux dépens des solutions telles que la gestion et la réduction des risques?"

Allons-nous encore constater l’échec d’une stratégie de risque zéro aux dépens des solutions telles que la gestion et la réduction des risques?

Souhaitant en finir avec "les demi-mesures", clubs et organisateurs se disent "prêts à ne rouvrir qu’aux personnes présentant un risque minimal, c’est-à-dire aux personnes vaccinées et aux personnes rétablies". Et d’inciter les politiques à "avancer en ce sens". Car le monde de la nuit se dit "persuadé qu’il va falloir apprendre à vivre avec le virus".

Ces signataires du monde de la nuit répètent qu’ils sont les seuls à avoir dû complètement fermer à deux reprises et qu’ils n’ont pu ouvrir que 8 semaines en 2 ans. S’ils considèrent qu’il "capital" de maintenir les aides financières, ils préviennent: les trésoreries sont vides et l’urgence est là. "Les chefs d’entreprise risquent de transformer leurs activités et les travailleurs de partir vers d’autres métiers. Ceci représenterait une perte irréversible pour le paysage culturel et festif national", alertent ces acteurs de la nuit. Passagers d’une politique "Titanic", les discothèques et programmateurs refusent désormais le "sacrificie d’une génération entière d’entrepreneurs et de jeunes, nous envoyant inévitablement droit dans l’Iceberg".

Les chefs d’entreprise risquent de transformer leurs activités et les travailleurs de partir vers d’autres métiers. Ceci représenterait une perte irréversible.

Et de finir en rappelant "l’intérêt de nos secteurs, non seulement pour la santé mentale des jeunes mais également pour l’ensemble de notre écosystème, en tant qu’élément clé du rayonnement touristique, économique et culturel de toute nation moderne".

CHOOSE LIFE! An open letter from the nightlife sector to the Belgian government. French: https://bit.ly/3GLD3t2 Dutch:...

Posted by Brussels By Night Federation on Thursday, December 16, 2021