Frédéric Sojcher: notre cinéma, cette «machine à broyer»

Le réalisateur Frédéric Sojcher évoque les dysfonctionnements du cinéma belge francophone et de nos instances culturelles dans un livre qu’il qualifie de «suicide artistique», mais assume comme tel. Un témoignage qui vaut le détour.

Michaël Degré
Frédéric Sojcher: notre cinéma, cette «machine à broyer»
Frédéric Sojcher aimerait que davantage de films soient soutenus, quitte à revoir le montant des aides à la baisse.

On peut donc être chargé de cours au sein de la prestigieuse université de la Sorbonne et être, dans le même temps, un «loser» aux yeux de son propre pays. Dans Je veux faire du cinéma (Petit manuel de survie dans le 7e art), un livre qui sortira vendredi, le cinéaste belge Frédéric Sojcher, 53 ans et exilé de longue date en France, témoigne des dérives du système de production des films en Belgique francophone. Et a, à son endroit, des mots forts puisqu'il évoque une «machine à broyer » où ce sont toujours les mêmes qui passent «à la caisse» cependant que les autres sont, au mieux, ignorés.