Wavre: un soutien psychologique pour les indépendants sinistrés

L’ASBL «Un pass dans l’impasse» a délégué des psychologues pour un premier contact avec les indépendants sinistrés. Un suivi sera assuré.

PASCAL JASSOGNE
Wavre: un soutien psychologique pour les indépendants sinistrés
Le soutien psychologique apporté par l’ASBL «Un pass dans l’impasse» ne s’arrête pas aux indépendants. Les équipes mobiles soutiennent également l’ensemble des habitants sinistrés. Elles sont une oreille attentive et aident à trouver les services ... ©UN PASS DANS L’IMPASSE

Suite aux violentes intempéries, de très nombreux indépendants ont perdu tout ce qui leur permettait d’exercer leur activité et tout ce qui faisait leur vie. Le dispositif de soutien psychologique pour les indépendants en détresse de l’ASBL «Un pass dans l’impasse» a mis en place des équipes mobiles afin de leur apporter un soutien psychologique.

Ce lundi, une des équipes de l’ASBL a visité les indépendants de Wavre et Grez-Doiceau.

« Nous faisons du porte-à-porte, principalement dans les zones sinistrées, pour savoir quel est le ressenti des indépendants déjà très durement frappés par la crise sanitaire, explique Margaux Carlier, une des psychologues de l'ASBL, qui participaient à ces visites à Wavre. Si pour certains les conséquences des violentes intempéries sont importantes, on sent qu'ils ont un besoin de verbaliser cette catastrophe. Sur Wavre, même si ces situations sont dures à vivre, ils relativisent et s'estiment chanceux par rapport à d'autres indépendants, notamment du côté de Liège, qui ont tout perdu.»

Afin de soutenir psychologiquement ces indépendants en détresse et d’éviter des situations d’état suicidaire, les psychologues sont d’abord à l’écoute et ensuite, ils listent les besoins, conseillent et font connaître le dispositif de soutien psychologique qui leur est dédié.

«Si certains indépendants ne souhaitent pas directement une aide psychologique, nous prenons les coordonnées de ceux qui le désirent et nous les recontactons dans les deux semaines. Les récits des sinistrés sont souvent très difficiles à entendre. À Wavre, certains ont vécu dans le stress de voir monter les eaux, parfois même ils ont vécu sans électricité pendant deux longues journées. Sans électricité, cela veut dire pas de GSM et donc pas de contacts. Les traumatismes sont palpables et risquent parfois d'engendrer de nouveaux drames, du moins si nous n'agissons pas maintenant», témoigne encore Margaux Carlier.

Au terme de ce premier contact, les psychologues de l’ASBL assureront le suivi et pourront, si nécessaire, réorienter les sinistrés vers un psychologue conventionné par l’ASBL qui leur permettra de bénéficier de huit séances de soins totalement gratuites.

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