Le jogging du Buchet fait mieux qu’espéré avec 650 participants

Les organisateurs du jogging du Buchet espéraient 400 participants. Ils sont à 650 joggeurs pour une édition virtuelle moins contraignante.

Laurent SAUBLENS
Le jogging du Buchet fait mieux qu’espéré avec 650 participants
À l’heure du bilan, l’organisatrice Florence Pirson est positive. ©ÉdA

Avec près de 650 participants, les joggeurs qui prennent part au Challenge du Brabant wallon ont une nouvelle fois répondu présent à l’épreuve chère à Patricia et Marcel Denis.

La 14e édition du jogging du Buchet, à Bierges, a esquivé les averses en appréciant encore plus les éclaircies. Son parcours, parsemé de quelques passages sur des sentiers ou des chemins, n’est jamais resté bien longtemps gras. Il suffisait de jongler avec la météo, de patienter une bonne heure après les averses, pour retrouver un tracé sec et roulant.

À tous les participants qui se demandaient quelle paire de chaussures choisir, ceux qui ont opté pour les «trails» l’ont très souvent regretté. Un parcours très roulant, même si les cinq côtes souvent courtes, mais raides, se sont rappelées aux bons souvenirs des mollets. Mais contrairement au jogging de Gastuche, à Bierges, les descentes précédaient les difficultés.

Du côté des organisateurs, on a le sourire, comme l'explique Florence Pirson, du RIWA. « On espérait atteindre 400 participants. Au final, on est vraiment content. Vu le week-end de l'Ascension, et le fait que nous avons organisé uniquement sur quatre jours, on pensait que l'on allait attirer moins de gens, Mais là, on est à plus de 600 inscrits et les retours sont super-positifs. Les joggeurs sont unanimes: le nouveau parcours est plus beau que l'ancien même si le dénivelé est important pour un 10 kilomètres.»

C'est en effet un parcours remanié et adapté à la configuration virtuelle qui a été proposé aux participants. «Avant, il y avait un aller-retour à la fin qu'on a supprimé pour intégrer la petite distance et ne pas se croiser.»

Comme pour Huppaye et Gastuche, les organisateurs ont également constaté que toutes les personnes présentes ne jouaient pas le jeu et ne payaient pas leur inscription, en ce compris des membres de leur club… Mais au final, cela ne les empêche pas d'être satisfaits. L'organisateur préfère garder le positif. «L'épreuve a mobilisé beaucoup moins de monde. Il y a eu le dossier à rentrer à la ville pour les autorisations et ensuite le balisage et la vérification plusieurs fois par jour, ainsi que la publicité sur les réseaux sociaux, le texte pour le challenge et le site de Goaltiming. Mais il ne faut plus de signaleurs ni de ravitaillements, donc cette formule est moins rude.»

 Anita a apprécié le parcours qu'elle a jugé moins sélectif qu'annoncé.
Anita a apprécié le parcours qu'elle a jugé moins sélectif qu'annoncé. ©EdA

Plus habituée au trail qu’au jogging, Anita Grandmont est aussi membre de l’équipe organisatrice du Cross de Bousval.

Elle n'aurait raté pour rien au monde l'organisation du jogging du Buchet, ravie de retrouver les épreuves et suivre les flèches dans une discipline sportive qu'elle apprécie. Qui plus est, cela faisait un bail qu'elle n'était plus venue à Bierges. «La dernière fois, c'était il y a quelques années, avec René Denruyter et Patricia Moreau. Cela date! Ici, j'ai trouvé cela top! Et ce dimanche matin, la météo était au rendez vous.»

Anita a donc profité du nouveau tracé proposé par les organisateurs. «Un chouette parcours, bien fléché et pas trop dur, je trouve. Ok, il y avait cinq côtes mais ici, c'étaient des petites, sauf la dernière et puis, il y avait en effet le Buchet dont la plus grosse difficulté est probablement après le passage de 30% dans les pavés. C'était moins dur que Gastuche car les côtes sont moins longues. J'ai hâte de remettre cela à Céroux.»

 Angélique a remis le couvert dimanche avec cette fois les bonnes chaussures.
Angélique a remis le couvert dimanche avec cette fois les bonnes chaussures. ©EdA

La question qui brûlait sur toutes les lèvres durant les quatre jours du jogging du Buchet, c’était l’état du terrain et le type de chaussures à utiliser sur un parcours qui pouvait s’avérer glissant et boueux lors des averses. Mais ce tracé était bien exposé au vent, surtout là où le sol pouvait être gras. Du coup, une heure après les averses, grâce au Dieu Eole, on retrouvait un circuit sec.

Membre de Je Cours Pour Ma Forme Mont-Saint-Guibert, Angélique Dermiens a également hésité. Pour avoir le bon choix, elle a demandé à son mari, Olivier, quelles chaussures choisir. Ce dernier lui a suggéré sur base des échos reçus, les «trails» pour effectuer son essai samedi… Mais au final, le tracé était sec et avec ce type de chaussures, on est désavantagé sur les portions roulantes. Qu'à cela ne tienne, elle a dès lors remis le couvert ce dimanche matin en améliorant son temps de 1'20" malgré une rallongement de parcours en raison de… papote entre filles. Mais avec le sourire d'avoir fait mieux.