PHOTOS | Cyrano ressuscite dans les ruines de l’abbaye de Villers

Cyrano de Bergerac, pour sa première,le 16 juillet, dans les ruines de l’abbaye, a conquis un public emmitouflé sous les petites laines.

Marc WELSCH

Cyrano de Bergerac, c’est un nez, une cape et un chapeau. Un mythe, aussi: celui de la laideur, de l’effacement face à l’amour, de la souffrance dans l’ombre. Le chef-d’œuvre d’Edmond de Rostand, une pièce écrite entre 1896 et 1897, réclame une troupe nombreuse et talentueuse, des décors solides, un cadre d’exception en pertinence avec le thème. D’où la bonne idée de faire évoluer les personnages entre les ruines de l’abbaye de Villers. Encore fallait-il un comédien capable de tenir sur la longueur (plus de 1 500 vers en alexandrins), de donner sa flamme et son panache à ce Cyrano inspiré de l’écrivain Savinien de Cyrano de Bergerac (1619-1655).