Le moulin de Saintes fait peau neuve

Les travaux de réfection des maçonneries ont commencé la semaine dernière. Le chantier devrait être bouclé pour la fin 2023.

Simon Chérot
 Une société de Herve s’occupe des maçonneries. Les ailes et le mécanisme sont en cours de restauration à Weert, aux Pays-Bas.
Une société de Herve s’occupe des maçonneries. Les ailes et le mécanisme sont en cours de restauration à Weert, aux Pays-Bas. ©Simon Chérot

"U ne étape importante est franchie dans la rénovation du moulin de Saintes , rapporte l’échevin, en charge des travaux, de la mobilité et de la lutte contre les inondations, Pierre Anthoine, sur sa page Facebook. La réfection des maçonneries du tronc a démarré."

Le projet de cette rénovation remonte à 2004 et a connu un coup d’accélérateur ces derniers mois. C’est notamment à l’initiative de la ministre du Patrimoine, Valérie De Bue, que le gouvernement wallon a accordé l’an passé un subside de 950000€, venu compléter les 450000€ accordés par la Province du Brabant wallon et les 450000€ prévus par la Ville de Tubize. Ces montants ont permis d’entamer l’essentiel des travaux de rénovation.

Le mécanisme et les ailes du moulin ont pris le chemin des Pays-Bas; ils sont en cours de restauration dans les ateliers Adriaens Molenbouw, à Weert. Quant au bâtiment, il est entièrement recouvert d’échafaudages qui doivent permettre aux maçons de la firme G&Y Liégeois (Herve) de lui redonner son éclat d’antan.

Les travaux devraient s’achever d’ici la fin de l’année 2023 et coûter au total 1666495€.

Une fois restauré, le moulin de Saintes accueillera un centre d’interprétation de la molinologie et une salle d’exposition. La machinerie restaurée permettra de recommencer à moudre le grain. Le projet se veut culturel, touristique et pédagogique, afin d’accueillir les touristes, mais aussi les écoles et les groupes organisés.

Classé depuis 1994

Construit dans les années 1770, le moulin, véritable symbole pour la Tubize et ses habitants, est un témoin du patrimoine industriel de la meunerie. Rare exemple de l’évolution technique des moulins à vent, ce monument fut aussi un acteur de l’histoire de la région. Placé au carrefour entre la Flandre et la Wallonie, il a été utilisé comme tour d’observation par le prince Frédéric d’Orange durant la bataille de Waterloo, chargé d’observer et de coordonner l’action des Alliés face à Napoléon. Il a également été témoin de la bataille qui a précédé la capitulation des troupes allemandes en 1944.

Le moulin est classé par arrêté royal du 4 avril 1994 comme monument, en raison de sa valeur artistique, archéologique, historique et esthétique.