Les sinistrés exigent des mesures

Jeudi, de nombreux Tubiziens ont assisté à l’intervention de Maria Di Perri au conseil communal. Elle s’est exprimée au nom de SOS Inondations.

Magaly Swaelens
Les sinistrés exigent des mesures
Conseil communal 01/09/2011 ©EdA

Le conseil communal, jeudi soir, était à la fois bouillant et délicat. Avec à l'ordre du jour des articles sensibles. Comme le deuxième point qui a vu l'intervention de Maria Di Perri, une habitante du boulevard Georges Derijk, sinistrée à deux reprises par les inondations. Au nom de l'association SOS Inondations-Tubize, elle a réclamé des mesures concrètes de prévention pour protéger les Tubiziens, en cas de menace de montée des eaux. « Nous, habitants, commerçants, industriels et agriculteurs sinistrés, sommes fatigués et angoissés par la fréquence de ces inondations à répétition. Nous arrivons bientôt à la date du 13novembre et aucune mesure d'ensemble de prévention visible n'a encore été prise à Tubize pour nous protéger, mis à part quelques initiatives prises isolément». Environ une septantaine de citoyens, des victimes des dégâts des eaux pour la plupart, sont venus assister à cette interpellation et écouter les réponses des autorités communales sur ce sujet. Maria Di Perri a continué son exposé, abordant d'autres thèmes abrupts comme l'ensemble des coûts des dommages causés par les inondations de novembre 2010 et janvier 2011, l'aide financière de 3 000 000 d'euros accordée par la Région wallonne, le curage et l'entretien des cours d'eau… Réaction au sein de la majorité: « Nous sommes incapables de vous donner le coût total des dégâts de novembre et de janvier. Néanmoins, le montant global estimé est de 30 000 000€. Vous avez raison pour le curage des cours d'eau, ceux-ci ne sont pas régulièrement entretenus. La Province procédera au curage du Coeurcq, mais seulement après avoir effectué des analyses sur la présence ou non de PCB».