Tubize et Mazzu, c'est fini !

Felice Mazzu ne sera plus à la tête des Sang & Or la saison prochaine. C'est officiel, le club l'a annoncé hier en fin de journée.

Benoît Robaye

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe pour Felice Mazzu. Le président Langendries lui a annoncé qu'il ne serait plus à la tête des Sang & Or la saison prochaine. Une nouvelle pour le moins surprenante dans la mesure où le boss tubizien avait annoncé dans ces colonnes que son club jouerait la carte de la continuité, en prolongeant son staff technique d'une saison supplémentaire. « Pourquoi changer ? » s'était même interrogé Langendries - c'était avant le déplacement capital à Dendre, début avril. Il faut croire que beaucoup de choses ont changé depuis lors. Sinon, comment expliquer un tel changement de cap ?

Reste à savoir ce qui a bien pu nourrir la volte-face. La fin de saison laborieuse et le maintien seulement acquis lors de l'avant-dernière journée de championnat ? On en doute fortement puisque tout le second tour a été difficile en raison d'un mercato où il a fallu se séparer de gros contrats, devenus trop onéreux. Mazzu, lui, tombe des nues. À l'instar de son staff, ses joueurs, et son entourage. « Je n'ai pas trop envie de réagir à chaud. De toute façon, Il faudra leur (aux dirigeants) demander car je ne maîtrise pas toutes les raisons. Bien que leur silence commençait à me tracasser, je ne m'attendais pas du tout à une telle décision. Surtout que le président m'avait dit, il y a un mois et demi, qu'il continuerait avec nous (lui et son staff), » confirme celui qui dirigera sa dernière séance d'entraînement mardi prochain.

Mazzu a pourtant tout donné

La nouvelle est d'autant plus dure à avaler que le désormais ex-entraîneur de Tubize (44 ans) estime avoir « tout donné » et avoir tiré le maximum du groupe qui était à sa disposition. « Je pense avoir fait mon boulot. J'irais même plus loin : Mourinho n'aurait pas fait mieux avec le même effectif au second tour. Si j'avais gardé le noyau du premier tour (avec Perbet et Njock, NDLR) et que les résultats n'avaient pas été au rendez-vous, j'aurais accepté un limogeage. » Officiellement, les deux parties se séparent d'un « commun accord ». Dans les faits, il ne faut pas être devin pour comprendre que c'est une décision unilatérale de l'AFC. À laquelle ne peut que se plier Mazzu, comme tous les coachs dans ces cas-là. Deux questions demeurent maintenant. Un, qui va lui succéder ? Deux, où va-t-il rebondir, à l'heure où beaucoup d'équipes ont déjà un coach pour la saison prochaine ? À la première question, la piste menant à Scifo, un ancien de la maison et libre de tout contrat, est clairement une option. À moins que Demol, l'adjoint, ne soit bombardé T1. Peu probable. À la seconde, « je me donne un délai de deux ou trois semaines pour me trouver un nouveau challenge. »