Record belge pour l’athlète de l’USBW Valentin Poncelet

Plus de 200 000 coureurs, dans 158 pays, ont pris part au même moment à l’édition 2023 de la Wings for Life World Run.

Thibaut Hugé
 Valentin Poncelet a réalisé la 11e meilleure performance mondiale de l’édition 2023.
Valentin Poncelet a réalisé la 11e meilleure performance mondiale de l’édition 2023. ©Red Bull

60,32 kilomètres en 3 h 51. Voilà la performance réalisée ce dimanche par Valentin Poncelet dans le cadre du Wings for Life World Run 2023.

Comme l’athlète de l’USBW, plus de 200 000 coureurs, répartis dans 158 pays, ont participé au même moment à travers le monde à l’édition 2023 de cette course pas comme les autres où une voiture virtuelle part trente minutes après vous pour accélérer petit à petit jusqu’à vous rattraper et vous éliminer. Autre particularité, chaque euro récolté est reversé à la recherche sur les lésions de la moelle épinière.

En dix éditions, aucun Belge n’avait fait mieux que Valentin Poncelet, qui s’adjuge donc un record national, à moins de 9 kilomètres du lauréat japonais de l’édition 2023 qui a tenu 4 h 10 et 69 kilomètres. Au classement mondial, le lauréat des 20 km de Bruxelles 2019 décroche même la onzième place. "Cela fait plusieurs années que le format de cette course m’attire", indiquait Valentin Poncelet, qui a bouclé en avril le marathon de Rotterdam en 2 h 17.14, avec un goût de trop peu. "Après Rotterdam, je n’avais rien de planifié à l’agenda. M’essayer sur la Wings for Life World Run était une façon de profiter de ma préparation marathon et de me tester sur une distance plus longue, pour la bonne cause."

Des piquets à la place des jambes

Parti de l’Atomium, avec les participants à l’événement collectif organisé à Bruxelles ce dimanche, Valentin Poncelet a tracé son propre parcours, pour éviter le parc trop vallonné. Pendant 57 kilomètres, il a couru tel un métronome à plus de 15 km/h de moyenne (3’50 au km) avant de serrer les dents pour franchir le cap des 60 bornes. "J’étais à une allure qui peut être considérée comme confortable pour moi. Je savais que j’étais en mesure de franchir le cap de 55 kilomètres. Arriver à 60 était l’objectif. La difficulté, avec les kilomètres qui défilent, était surtout musculaire, reprend-il. Sur la fin, j’avais des piquets à la place des jambes. (rires) Et aujourd’hui, je suis bien fatigué. Faire aussi bien que le vainqueur japonais n’était pas possible pour moi ce dimanche. Mais dans un bon jour et sur un parcours parfaitement plat, c’est réalisable."

Une première expérience au-delà du marathon qui pourrait donner des idées à Valentin Poncelet. "J’ai apprécié, même si c’était difficile et le concept est incroyable", termine-t-il, confirmant qu’il ne sera pas aux 20 km de Bruxelles cette année, mais bien sur le marathon de Valence en décembre prochain. "Un 100 kilomètres ? Non, pas encore pour maintenant !"

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