L’EURO VU PAR WILL STILL: «Des Diables inférieurs à l'Italie à tous les niveaux»

Tout au long de l’Euro, Will Still, l’entraîneur brabançon wallon, a débriefé les matches des Diables rouges. Dernier arrêt, Belgique – Italie (défaite 2-1).

Sylvain Docquier
L’EURO VU PAR WILL STILL: «Des Diables inférieurs à l'Italie à tous les niveaux»
Têtes basses, les Belges se sont arrêtés en quarts contre une Italie qui a été supérieure. ©BELGA

L'équipe nationale belge s'est donc arrêtée en quarts de finale de l'Euro de football, vendredi soir, après sa défaite face à l'Italie, 2-1. Une défaite qui a soudainement douché les espoirs de voir les Diables rouges décrocher un trophée d'envergure sur la scène internationale. Une défaite loin d'être illogique au vu du déroulé de la rencontre. «La Belgique a été inférieure à son adversaire dans tous les compartiments du jeu», analyse Will Still, l'entraîneur brabançon wallon désormais actif comme T2 à Reims (Ligue 1 française) et qui a posé son regard, pour nous, sur les rencontres des Belges lors de ce rendez-vous européen, au niveau technique, physique, de l'intensité mais aussi au niveau tactique. «Le problème, c'est que notre 3-4-3 habituel s'est transformé en un 5-2-3 où, en jouant très bas, on a laissé une liberté totale aux latéraux italiens. Une liberté dont a pleinement profité un Spinazzola, par exemple. Dans l'attitude, je m'attendais d'ailleurs à ce qu'on aille les presser haut afin d'empêcher la montée de leurs backs et donc cette double occupation des flancs. Laquelle nous a fait mal et a forcé T. Hazard et Meunier à jouer hyper bas. Sans compter que la distance entre un Tielemans et un Meunier était trop grande. Du coup, c'est notre château de carte qui s'est écroulé. Et au milieu, les Italiens ont été souvent en supériorité numérique avec leur 4-3-3.»