L’UCLouvain et Saint-Louis: "Laissez-nous fusionner"

Les deux universités ne comprennent pas pourquoi le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles refuse leur fusion.

L’UCLouvain et Saint-Louis: "Laissez-nous fusionner"
Le recteur de l’UCLouvain, Vincent Blondel. ©UCLouvain/Éric Herchaft

L’UCLouvain et l’Université Saint-Louis-Bruxelles ont été informées en cette fin de semaine de l’absence d’accord au sein du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’adoption d’un décret consacrant leur fusion, regrette l’UCLouvain par communiqué.

Cette fusion a été décidée par les organes décisionnels des deux universités en 2017. Elle a été progressivement mise en œuvre, mais elle nécessite l’adoption d’un décret pour lui permettre de produire tous ses effets.

"Les universités expriment leur incompréhension devant le refus actuel du gouvernement et lui demandent de leur permettre de fusionner en traitant avec une égale attention les différents acteurs de l’enseignement."

Et le communiqué de poursuivre: "Ce refus est incompréhensible parce qu'une fusion permettrait une utilisation plus efficace des moyens publics alloués aux deux universités, d'améliorer le soutien aux personnels et aux étudiants et de renforcer le positionnement européen des institutions. En effet, depuis les premières discussions qui datent de 2016, des projets ont été construits avec enthousiasme au sein des deux communautés universitaires."

Pour l'UCLouvain, l'absence d'accord au sein du gouvernement empêche d'apporter aux chercheurs, enseignants, personnels et étudiants des deux universités tous les bénéfices d'une fusion. "Celle-ci permettrait, par exemple, d'enfin pouvoir faire bénéficier l'ensemble des étudiants des accords interuniversitaires des deux institutions et d'ainsi leur ouvrir des perspectives enrichies d'ouverture à l'international. De nombreuses autres dimensions nécessitent également une fusion formelle pour permettre, par exemple, le partage d'outils et développements informatiques, l'allégement de la charge de travail ou encore la mise en œuvre de processus uniques, en ce compris à l'externe."

Les deux universités rappellent en outre "qu'aucun financement complémentaire n'a jamais été sollicité et aucune demande d'ouverture de nouvelle formation n'est formulée".

Et de conclure en disant de pas comprendre ce refus "qui vise une utilisation plus efficace des moyens publics. Elles confirment leur détermination d'obtenir le respect de leur projet commun et s'accordent pour explorer toutes les pistes permettant sa mise en œuvre. Elles demandent donc au gouvernement de donner suite à leur demande et de veiller à traiter avec une égale attention les différents acteurs de l'enseignement."