Panne d’un TGV entre Noduwez et Libertange: 277 voyageurs secourus

Les passagers ont été bloqués ce samedi, entre Noduwez et Libertange, pendant plusieurs heures, sous la canicule. Les secours sont intervenus.

Pierric Brison
 Les services communaux d’Orp-Jauche et de Jodoigne se sont mobilisés pour aider les navetteurs.
Les services communaux d’Orp-Jauche et de Jodoigne se sont mobilisés pour aider les navetteurs. ©ÉdA

Ce samedi, un TGV est tombé en panne sur le coup de 11h, entre les villages de Noduwez et Libertange (Orp-Jauche) avec à bord pas moins de 277 personnes. Une situation rendue dangereuse par la canicule, avec des températures supérieures à 30 degrés.

"Ce n’est pas la faute des services de secours, mais j’ai été averti trop tard , déplore Hugues Ghenne, bourgmestre d’Orp-Jauche. La société Thalys aurait dû nous prévenir plus tôt. Vers 12h40, j’ai appris que les gens étaient bloqués dans les wagons, sous une chaleur étouffante, alors qu’il n’y avait plus d’électricité et donc plus d’air conditionné, pour maintenir une température acceptable."

Certains ont quitté le train pour prendre l’air, mais aux heures les plus chaudes, ce n’était pas forcément plus soutenable. "On a d’abord demandé s’il y avait un danger et la circulation a été interrompue. Tout était apparemment sous contrôle et le plan d’urgence n’a pas dû être activé. Les pompiers et autres services se sont rendus sur place."

Une aide a tout de même été apportée aux 277 navetteurs. "La première chose que nous avons faite, c’est de demander aux ouvriers communaux du service technique d’apporter 1500 bouteilles d’eau, pour hydrater tout le monde. On ne savait pas s’il fallait évacuer ou pas le train. Nous avons pris contact avec le bourgmestre de Jodoigne, Jean-Luc Meurice, avec qui nous collaborons régulièrement."

Et un dispositif a été mis en place. La Ville de Jodoigne a amené deux bus, avec chauffeurs, alors que la salle de Noduwez était prête à accueillir tous les passagers, en cas d’évacuation. "On avait déjà des repas préparés par la résidence Malevé, en cas de besoin."

Une fois toutes les vérifications d’usage effectuées, le train a pu redémarrer vers 14h20. Une personne a préféré quitter le convoi et est repartie par ses propres moyens. Une autre, dont l’état de santé était déjà fragile avant le départ, a été emmenée par une ambulance spécialisée, pour effectuer la fin du trajet.

"La collaboration a été bonne entre les services , se réjouit Hugues Ghenne. Heureusement, car la chaleur était oppressante. Je déplore juste le temps que la société a pris pour nous contacter via les services d’urgence. C’est aberrant."