Trente mois de prison avec sursis pour des attentats à la pudeur sur quatre filles au pair

Le tribunal correctionnel du Brabant wallon a condamné mardi Bertrand H., un habitant de Genappe, à trente mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de cinq ans.

Belga
 Photo d’illustration.
Photo d’illustration. ©EdA

Les conditions de ce sursis sont notamment de ne plus accueillir à son domicile des babysitters ou des jeunes filles au pair. L’homme était en effet poursuivi pour des attentats à la pudeur commis sur quatre filles au pair qu’il avait accueilli entre 2018 et 2021 à son domicile, pour qu’elles aident son épouse à s’occuper des enfants.

Une des victimes, sujettes à des pertes de connaissance suite à des problèmes de santé, a expliqué durant l’enquête qu’elle avait eu le sentiment, au cours de ses malaises, que l’homme en profitait pour la toucher au niveau des seins et à l’entrejambe. Il l’embrassait également sur la bouche. D’autres jeunes filles accueillies au domicile de cet habitant de Genappe ont indiqué qu’il était très tactile, leur faisait des câlins longuement, leur touchait les cuisses lorsqu’il regardait la télévision le soir en se collant à elles dans le canapé.

Dans le GSM du suspect, les enquêteurs ont trouvé de nombreuses photos des jeunes filles au pair, dont une partie avaient été prises alors qu’elles dormaient. En audition, les victimes ont également évoqué des propositions de la part du prévenu pour prendre des douches ensemble, ou encore un humour lourd qui fait qu’il est arrivé que pour "faire une blague", le prévenu se soit retrouvé dans leur lit en pleine nuit.

"Ce qu’elles ont dit est vrai. Mon suivi thérapeutique m’a fait comprendre que je n’aurais jamais dû faire cela, ça ne se reproduira pas. Je m’excuse sincèrement de ce que j’ai fait", avait indiqué le prévenu à l’audience. L’avocat de la défense avait plaidé une suspension probatoire du prononcé tandis que le ministère public avait suggéré une peine de deux ans de prison avec sursis probatoire.

Le tribunal s’est donc montré plus sévère mardi, en infligeant une peine de 30 mois avec sursis probatoire. Les conditions sont notamment l’obligation de suivre une formation destinée aux auteurs d’infractions à caractère sexuel, l’obligation de continuer le suivi en cours, et l’interdiction d’accueillir chez lui des jeunes filles au pair ou encore des babysitters.

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