Nivelles : Il avait aspergé des policiers avec un seau rempli d’excréments

La police est appelée par la locataire d’un appartement du quartier Sainte-Barbe. Un voisin chipote à la serrure de la porte.

Jean Vandendries
 Pas toujours simples, les interventions de la police.
Pas toujours simples, les interventions de la police. ©ÉdA – Illustration 

Ce voisin est bien connu des services de police et du tribunal, lequel le condamnera d’ailleurs cinq jours plus tard à six mois de prison pour d’autres faits de violences.

L’arrivée des policiers ne le mettra pas en joie. De fait, couteau en mains, il est occupé à "réparer" cette serrure. Il abandonne aussitôt cette occupation, se précipite dans son appartement et en revient porteur d’un seau contenant urine et excréments. En hurlant qu’il a le Covid et l’hépatite B, il en déverse aussitôt le contenu sur le visage et l’uniforme des policiers.

Ses explications fournies à l’audience correctionnelle dont le compte rendu vous a été présenté dans l’édition du 7 juin dernier? "Je ne me souviens de rien, mais je ne me vois pas faire ça."

L’avocate des victimes demanda deux fois 500 euros de dommage moral et matériel (le nettoyage des gilets pare-balles et des tenues) confondus. Le tribunal les a accordés.

L’homme avait sur les cornes un autre dossier lourd de cinq préventions, violation de domicile, port d’arme prohibée (une paire de ciseaux), coups, menace d’attentat et rébellion.

Le 7 mars, donc le lendemain de cette attaque dégradante, il s’introduisit chez cette voisine de palier, à laquelle il ne pardonnait peut-être pas d’avoir appelé la police la veille.

En tout état de cause, il la molesta, mais il nia avoir voulu l’étrangler avec le cordon de la lampe de chevet qui pendait encore à son cou lorsqu’arrivèrent les policiers. "Ce n’était qu’une petite margaille. Aujourd’hui, on s’est réconciliés et je vais mieux car j’ai un suivi médical."

De fait, son médecin généraliste a tenté de le faire hospitaliser. "Il a besoin d’une prise en charge médicale et l’envoyer en prison serait contre-productif" , plaida avec succès Celia Dierick.

Le parquet avait requis deux peines distinctes, six mois pour le premier dossier, un an pour le second.

Le tribunal de Nivelles a condamné le précité à quinze mois de prison avec sursis probatoire fondé sur l’arrêt de la boisson et des stupéfiants, guidance sociale et envisager la possibilité de déménager.