En 1918, les Allemands faisaient travailler des prisonniers italiens à Nivelles et dans les environs

Une recherche historique passionnante, menée au départ du nom d’un prisonnier mort de la grippe espagnole quatre jours après l’armistice de 1918.

VINCENT FIFI,V.F.
En 1918, les Allemands faisaient travailler des prisonniers italiens à Nivelles et dans les environs
Pierre Lannoy a retracé l’histoire méconnue des prisonniers de guerre italiens, exploités en Belgique et en France par les Allemands en 1918. ©ÉDA

Chargé de cours en sociologie à l’Université libre de Bruxelles, Pierre Lannoy habite Nivelles et son attention a été attirée par un lieu et un nom, lors de la consultation d’un document du musée In Flanders Fields d’Ypres. Il était indiqué dans un registre que deux prisonniers italiens étaient décédés à Nivelles en 1918. Luigi Giardini, soldat originaire de la petite ville de Fano, dans les Marches, est mort quatre jours après l’armistice et a été enterré au cimetière de Nivelles.