Quatre agents blessés, trois ans requis

Un détenu de la prison d’Ittre dit n’avoir pas supporté les moqueries sur son physique: il ne s’est pas laissé maîtriser par les gardiens.

Vincent Fifi

Le 1er août 2019, Benjamin, qui était détenu à l’époque à la prison d’Ittre, se trouvait dans la salle d’attente médicale de l’établissement pénitentiaire. Il faisait chaud, et le trentenaire est sorti un peu dans le couloir. Ce n’était pas le bon moment: les agents pénitentiaires devaient orchestrer le passage d’une aile à l’autre de détenus à régime particulier, ceux qui étaient en prison pour des soupçons d’activités terroristes ou de prosélytisme islamiste. La procédure, pour éviter tout problème lors de ces mouvements, consiste refermer toutes les portes de cellule et éviter les possibilités de contacts avec les autres prisonniers.

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