Reprise partielle au CABW

L’athlétisme est un des premiers sports à pouvoir reprendre en cette période de déconfinement.

Adrien STOUFFS
Reprise partielle au CABW
L’entraînement tient compte des mesures de distanciation sociale. ©ÉdA – 50671513131

C’est le CABW qui a ouvert le bal en athlétisme ce lundi. Une reprise qui ne fut pas si simple à coordonner pour l’ensemble du staff.

«Dès que nous avons su qu'un retour sur les pistes allait être autorisé à partir du 4 mai, nous avons étudié les moyens à mettre en place pour relancer nos activités, sans altérer les directives énoncées par la cellule de crise, explique Noël Levêque, président du club aclot. Tout d'abord, cela passe bien évidemment par la distanciation entre chaque athlète. C'est la règle primordiale. Ensuite, il faut une prise de conscience des athlètes qu'une certaine discipline est indispensable avec de règles strictes à respecter comme notamment la désinfection de l'ensemble du matériel utilisé. Nous avons communiqué très largement sur l'ensemble de ces règles avant que les athlètes ne puissent rejoindre le stade. Il a également fallu fournir des attestations pour justifier les déplacements de nos athlètes lorsqu'ils se rendent à la piste.»

Mais le plus gros du travail a consisté à la répartition des groupes pour garantir qu'il n'y ait pas plus de vingt personnes présentes dans le stade simultanément. «Ce fut un véritable casse-tête. Nous avons demandé à chaque entraîneur de composer des groupes de trois athlètes et répartir ces groupes sur les seize plages horaires établies sur la semaine. Chaque période de 1 h 30 peut accueillir jusqu'à cinq groupes. Vu le nombre restreint de disponibilités, nous ne pouvons pas satisfaire l'ensemble des licenciés du club, c'est pourquoi nous avons choisi de donner la priorité athlètes à partir des cadets et qui ont une spécialité orientée piste. L'école d'athlétisme, tout comme la section jogging du club ne peut donc pas encore bénéficier d'un retour sur la piste.»

Même s'il ne s'agit que d'une de reprise partielle, c'est tout de même un président heureux et motivé qui retrouve ses athlètes: «L'athlétisme est chanceux en cette période de crise. Par rapport à d'autres sports qui ne reprendront pas les entraînements de sitôt. De plus, je ne pense pas avoir connu une période aussi longue depuis le début de ma carrière sans fréquenter une piste. C'est un vrai bonheur d'être de retour.»