L’esprit Burning Man au cœur de la sablière

Le No Man’s World accueille plus de 80 DJ ce week-end dans la sablière de Mont-Saint-Guibert. Le festival est devenu une référence en matière de musique électronique en Brabant wallon.

Romain Izzard

Les scènes sont prêtes, les platines en place, il ne manque plus que les festivaliers. Aujourd'hui et demain, le No Man's World s'installe dans la sablière de Mont-Saint-Guibert. Un festival 100% musique électronique organisé par trois jeunes Bruxellois – Pierre Moiny, Cédric Moulin et Maxime Aslan – au sein de l'ASBL AM Events. C'est déjà la quatrième édition de cet événement, qui a fait sold out l'année dernière. «On cherchait sur Bruxelles à la base, mais on est finalement tombé sur la sablière de Mont-Saint-Guibert, explique Maxime Aslan. Les Sables Moovants avaient été organisés là, donc c'était techniquement possible de faire un festival dans ce lieu atypique.» La logistique est pourtant un défi dans un lieu plutôt fréquenté par des pelleteuses que par des festivaliers. «Il n'y a pas d'accès à l'eau ou l'électricité. On utilise des gros générateurs et pour lester les scènes, on doit prendre le Manitou et aller à l'autre bout de la carrière. Le terrain est aussi piégeux. Heureusement, il a un peu séché ces derniers jours. Mais quand on est arrivé lundi, c'était de la boue…»