On fait la file pour les marionnettes

Malgré le soleil, les familles ont plongé dans le théâtre d'ombre évoquant Montmartre, lors du festival de marionnettes, samedi après-midi.

Laurence DUMONCEAU
On fait la file pour les marionnettes
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À la rencontre des moutons, d'une petite fille, mais aussi du vent et de la mer... Une fois les présentations faites, Gino, le pigeon voyageur de la Compagnie des Mots Perdus a emmené les enfants, parents et grands parents avec lui et partagé ses nombreuses rencontres, samedi en début d'après-midi, dans la salle des Colibris, à La Hulpe, au milieu d'un décor construit tout autour des enfants qui n'avaient plus qu'à se tourner pour suivre le récit.

Gino était d'ailleurs l'un des spectacles qui avait été dédoublé, cette année, afin d'accueillir plus de familles, car lors des précédentes éditions, le public se trouvait parfois à l'étroit. Cette fois encore, la plupart des spectacles ont affiché complet... la moitié des places étant même partie en préventes.

Malgré le soleil, on faisait la file pour plonger dans le noir de la salle du conseil complètement transformée afin d'accueillir Le Cirque est arrivé, un spectacle tout public du Clair de Lune Théâtre qui faisait la part belle au Cabaret du Chat noir à Montmartre, à la fin du XIXe siècle.

«Nous proposons des spectacles très intimistes, sans paroles et où la musique a une place très importante car c'est elle qui souligne les caractères des personnages, confie Paulo Ferreira qui a choisi, pour son spectacle, une musique de Pascal Ayerbe qui utilise des sons du corps, de jouets, tableaux de découvertes pour bébés et d'objets, comme la guitare passoire. Et les enfants font le lien avec des sons qu'ils entendent dans leur vie de tous les jours. Petits sifflets et autres pouet pouet trouvent d'ailleurs un écho dans la salle... signe que les enfants reconnaissent les sons, même si ce spectacle parle aussi aux adultes.» Un spectacle dans lequel le marionnettiste d'ombres travaille à vue, avec un écran rond. «Je ne suis pas caché et c'est voulu afin que le public comprenne la technique», confie le comédien. Cela permet aussi aux enfants qui ont assisté au spectacle de découvrir les coulisses tandis que le marionnettiste se fait une joie de répondre aux nombreuses questions : comment agrandit-on les personnages, comment ils bougent, etc.

L'occasion pour le comédien d'expliquer la différence entre les marionnettes et les dessins animés auxquels les enfants sont plus habitués.

Reste que pour l'édition prochaine, un atelier de fabrication de marionnettes sera peut-être mis sur pied, afin d'attirer les enfants plus âgés. «Car ce sont les spectacles destinés aux plus petits qui ont le plus de succès, indique l'échevine de la Jeunesse, Josiane Fransen. Nous réfléchissons donc à un atelier qui permettrait d'impliquer et attirer aussi les plus grands.»