Challenge du BW: Gastuche et ses agréables montées

La seconde manche du Challenge du BW est plus vallonnée qu’à Huppaye. Mais les 511 participants actuels apprécient la beauté des paysages.

Laurent SAUBLENS
Challenge du BW: Gastuche et ses agréables montées
Le tracé de Gastuche est plus sélectif, mais les sourires restent de mise. ©ÉdA

Après le succès rencontré lors de l’Huppaytoise, première manche du Challenge du Brabant wallon qui a attiré 718 participants, c’est déjà l’heure de la seconde épreuve toujours mise sur pied par JTP Blancs Gilets.

C’est à Gastuche cette fois que les joggeurs se retrouveront jusqu’au 9 mai pour un tracé complètement différent que lors de la manche initiale.

«En effet, à Huppaye, le tracé était plutôt plat, roulant, malgré quelques passages plus sélectifs, où on a profité des campagnes. Mais ici, à Gastuche, on est au cœur des Ardennes brabançonnes. Il y a donc quelques montées et puis, un parcours très varié qui fait la part belle aux spécificités de la région. Et si les mollets sont mis à contribution chez les participants, ceux-ci semblent néanmoins apprécier la beauté du tracé après avoir franchi la ligne», raconte Virginie Segers.

Première en BW pour Eggermont

Membre de l'équipe waterlootoise Coaching Zone, Francisco Eggermont (Lillois) participait pour la première fois au jogging de Gastuche. «Cela fait quatre ans que je cours dans les manches du Challenge du BW mais je n'avais pas encore disputé celle-ci. Malgré les restrictions liées au Covid, il y a toujours moyen de participer à des courses lorsqu'elles sont organisées comme celle-ci. J'ai apprécié. C'était un parcours bien agréable, bien du BW avec ces dénivelés, facile à suivre car fléché comme il faut et avec une organisation au top. Je cours des épreuves avec en général le semi comme distance, comme à Ramillies, ou alors des courses comme l'ecotrail. Mais mon objectif est un marathon. J'adore les courses dans de beaux paysages et également dans des villes comme le semi de Paris ou de Bruxelles mais le macadam tue les guibolles.»

À l’arrivée, si les sourires étaient généralisés, on voyait aussi des visages parfois marqués par l’effort. La raison est logique avec cette fois un tracé plutôt vallonné, à l’opposé de ce que les participants à la première manche disputée à Huppaye ont eu droit.

La question

Romain Paul encore le plus fort?

À Huppaye, le Chaumontois Romain Paul a dominé les deux distances avec des chronos impressionnants. Il a en effet bouclé les 12,5 km de la longue distance à une moyenne de 3'10" au kilomètre! Il était encore plus rapide sur le 5 km, ce qui lui a permis de l’emporter à chaque fois.

Qu'en sera-t-il cette fois à Gastuche ? «Le tracé est plus physique. À la reconnaissance, vendredi soir, j'ai estimé mon chrono à environ 3'20" au kilomètre.»

Samedi matin, seul en piste, sans «lièvre», Romain s'est élancé avec, au final, un parcours bouclé à une moyenne de… 3'20" au kilomètre. «J'en ai gardé un peu sous la pédale dans les montées, car avec la sélectivité du tracé, je ne voulais pas me brûler. Au final, je me dis que j'aurais pu y aller un peu plus vite mais qui sait ce qu'il se serait passé dans le final. Aurai-je eu encore la même énergie?»

Sur la petite distance, c’est actuellement un autre Chaumontois, Alexis Matthys, qui détient le meilleur chrono avec une moyenne de 3'31 au kilomètre mais avec un manque de jambes en raison d’une autre épreuve effectuée la veille. Il s’élancera aussi sur la longue distance d’un parcours qui, même s’il y a moins de dénivelé positif que par le passé, lui semble plus physique que lors des dernières éditions.

Il faudra aussi tenir à l’œil Denis Galerin, venu en repérage ce week-end, et qui tentera certainement de remettre cela en mode course d’ici la fin de la semaine.

 Jacques Luyckx a profité de l’organisation pour faire du plogging
Jacques Luyckx a profité de l’organisation pour faire du plogging ©ÉdA