«Ce qui m’a marqué? Les oiseaux se sont envolés»

Si l’envie de parler est réelle, si c’est vécu comme un exutoire, les villageois restent toutefois discrets par respect pour les victimes.

Laurent SAUBLENS

À Pécrot, les villageois qui étaient présents près des lieux de l’accident au moment des faits sont toujours marqués. L’envie de parler est là, réelle, car évoquer ce terrible drame, en parler, c’est une sorte d’exutoire. Mais une certaine forme de gêne, légitime, reste bien présente et dès lors, les villageois que nous avons interrogés préfèrent rester ici anonymes, surtout quand ils sont impliqués dans la vie du village ou qu’ils sont proches des victimes.