Les Cisterciens se décarcassent pour maintenir leur trail

Alors que les perspectives laissent planer le doute, les organisateurs du trail des Cisterciens font tout pour maintenir l’épreuve.

Laurent SAUBLENS
Les Cisterciens se décarcassent pour maintenir leur trail
Les traileurs des Cisterciens veulent garder le sourire et espèrent retrouver leur épreuve en mai. ©ÉdA

Le 1er et 2 mai prochains, le Trail des Cisterciens doit en principe avoir lieu à Court-Saint-Étienne. À cinq semaines de l’événement, les organisateurs ont relancé leurs contacts avec les autorités (les cinq communes traversées) suite au dernier CNS et au nouveau protocole sport.

D'après les premiers retours qu'ils ont eu, le trail pourrait s'organiser si toutes les mesures de distanciation sont respectées et si le trail se déroule hors compétition. «Le balisage serait, lui, bien autorisé, confient les organisateurs. Le protocole se garde bien de décrire ce que serait une compétition… On peut imaginer l'absence de dossard, pas de podium et pas de chrono «physique». Il y a donc une réelle opportunité d'organisation mais cela ne se fera que si on peut prévoir des ravitaillements pour les distances Ultra et si on peut maintenir le live tracking pour les Ultra pour des raisons évidentes de sécurité.»

Ce que les organisateurs proposent dès lors, c'est de donner une réponse ferme et définitive sur l'organisation du trail pour le vendredi 16 avril, soit le dernier vendredi des vacances de Pâques, à deux semaines de l'épreuve. « À cette date, un nouveau CNS aura lieu et pourra très certainement donner des perspectives claires pour le début du mois de mai. Si le protocole à ce moment-là ne nous convient pas, le plan B serait un report aux dates du 26 et 27 juin. Si cette deuxième date ne convient pas aux inscrits, on rembourse 100% et si vous ne savez pas venir le 1er et 2 mai, on rembourse aussi 100%.»

À ce stade, toutes les distances sont soldout sauf le relais du samedi. Autre souci à prendre en compte pour l’organisateur, la présence d’un couvre-feu de minuit à 5 heures du matin, qui est un sacré casse-tête surtout pour l’épreuve du 100 kilomètres. Le premier départ serait ainsi donné à partir de 5 h 30 pour les coureurs les moins rapides du 100 km. En commençant par ceux qui habitent le plus proche et puis par niveau et des barrières horaires calculées pour une arrivée à 23 h 45 au plus tard.

Le drop bag est toujours bien prévu pour le 100 km vers le km 60. « Dans le scénario du pire, il n'y aurait pas de ravitaillement (autonomie complète) pour le 21 et 36 km et des ravitaillements uniquement liquides sur le 65 et 100 km. Si la situation nous le permet, on prévoira bien sûr aussi des ravitaillements solides.»