La première pierre du premier crématorium

La première pierre du premier crématorium du Brabant wallon a été posée hier. Un geste symbolique, tandis que le chantier avance bien.

La première pierre du premier crématorium
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La pr emière pierre du crématorium de Court-Saint-Étienne a été posée. Un geste symbolique puisqu'il ne s'agit pas de la première pierre : les travaux ont débuté en avril dernier et le bâtiment a atteint sa hauteur maximale. Mais le moment est symbolique : dans un an, voire un peu plus, le Brabant wallon possédera son propre crématorium.

Car pour l'instant les incinérations de Brabançons se font à Uccle ou à Gilly. Or, « un constat s'impose, expose la gouverneure de la Province, Marie-José Laloy. Celui de l'accroissement de la population et le recours de plus en plus fréquent à la crémation. Demain, une personne sur trois choisira ce mode de "sépulture" ». Et d'ajouter : « Les infrastructures existantes ne peuvent plus rencontrer les demandes dans des délais raisonnables et dans des conditions de qualité maximale. » D'où la nécessité pour le Brabant wallon de construire ce centre funéraire, installé en haut de la rue Defalque, près du cimetière.

Évoqué depuis 2004

Mais le projet du crématorium, dit du Champ de Court, n'a pas été aisé à concrétiser : on en parle depuis 2004. Le permis a été octroyé le 27 août 2009. Un recours a été introduit à son encontre par des riverains qui l'ont ensuite retiré, l'Intercommunale du Brabant wallon (IBW), en charge du projet, ayant répondu à leurs critiques. Un comité d'accompagnement a aussi été mis sur pied. Sous la présidence du bourgmestre de Court, Michael Goblet d'Alviella, il comprendra riverains et représentants de l'IBW. Le crématorium pouvait donc enfin voir le jour.

Le chantier, d'un montant de 6,77 millions ?, devrait durer 14 mois, pour se terminer en septembre. Dans un premier temps, deux installations de crémation seront mises en service : 600 crémations devraient s'y effectuer par an. L'espace pour une troisième installation est également prévu. Deux salles de cérémonies accueilleront les proches des défunts : une pouvant recevoir 120 personnes, l'autre 60. Enfin, une cafétéria sera aménagée.

La mise en service est prévue pour début 2011. « Avoir le bâtiment, c'est bien. Mais l'équipe d'accueil, technique et de gestion, composée de 4 à 5 personnes, devra parfaitement connaître le fonctionnement du crématorium avant que celui-ci soit mis en service. Pour cela, nous serons aidés par le personnel du crématorium d'Uccle », souligne le directeur de l'IBW, Baudouin Le Hardy de Beaulieu qui a pris ses fonctions il y a peu.

Lors de son discours, la gouverneure a tenu à saluer la mémoire d'Eugène Goblet d'Alviella, arrière-grand-père du bourgmestre actuel à qui a appartenu le site. Et qui a « été le premier en Belgique, en 1883, à plaider devant le Parlement en faveur de l'autorisation de la crémation ; pratique funéraire alors interdite par l'Église. » Q. C.

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