Allard quittera Villers à la trêve

L'irrégularité de Villers-devant-Orval aura coûté la peau de son entraîneur Pascal Allard. Il a reçu son C4, mais poursuit jusqu'à la trêve.

Pierre KOEUNE
Allard quittera Villers à la trêve
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Co mme ce dimanche à Chaumont, l'équipe de Villers-devant-Orval est capable du meilleur. Elle l'a emporté 2-3 chez l'actuel troisième, méritoirement, comme le reconnaît le CQ chaumontois Gaby Ney : «La victoire de Villers ne se discute pas : ils ont mieux joué. Ils ont très bien fait circuler le ballon, comme au match aller.» Pourtant, cette équipe qui a battu deux fois Chaumont et a poussé Les Bulles et Louftémont dans ses derniers retranchements, c'est aussi celle qui a offert la première victoire de Cobreville voici quelques semaines, par exemple.

Comme lors du défunt championnat, Villers-devant-Orval brille donc par son inconstance. C'est ce qui a sans doute incité la direction du club à se séparer de son coach Pascal Allard, en place depuis trois ans et demi. Mais la séparation ne prend pas effet immédiatement, mais seulement à la trêve.

«On se sépare en bons termes, assure le président Fabien Leclère. On a entendu chaque joueur. On sent qu'une certaine lassitude s'installait et peut-être dans le chef de Pascal également. Il est du village et pour les joueurs de Villers, c'est avant tout un copain, c'est sans doute plus difficile de s'imposer dans ce cas. Il coachera donc jusqu'au 12 décembre, puisque nous serons bye le 19, et nous nous prononcerons alors sur son successeur. Nous préférons prendre cette décision maintenant, afin de laisser au futur entraîneur le temps de préparer la prochaine saison.» De son côté, Pascal Allard est déçu, mais aussi surpris. «On m'a annoncé vendredi que je ne poursuivrais pas après la trêve. J'ai donc répondu que ça ne servait à rien que je vienne à Chaumont le dimanche, mais le comité a insisté pour que je reste encore pour les trois prochains matches. Je le fais vraiment par amour du club, car c'est très difficile.» Pascal Allard précise qu'il n'en veut pas au président, mais ne comprend pas les raisons qui ont poussé son comité à vouloir se séparer de lui. «Irrégulier ? Un peu, mais il n'y a que contre Cobreville et Bellefontaine que nous avons réellement été inexistants. Nous sommes actuellement huitièmes, pas très loin. Et on vient de récupérer Barthélemy et Gaëtan Simon, mes deux avants. Perdre ces deux joueurs m'a fortement handicapé, puisque je n'avais plus d'attaquant spécifique.Je donnerai encore le maximum pour les deux derniers matches, si on joue. Je crois que l'équipe peut terminer sixième, et l'aurait fait avec moi, mais je souhaite bonne chance à mon successeur.»