Les ministres en désaccord, c’est donc «non» pour les éoliennes de Chastre

Les ministres n’ont pas remis de décision dans le délai imparti concernant le projet d’installation de six éoliennes sur le plateau de Chastre.

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 La première décision concernant le projet date de… 2011. Et elle était négative.
La première décision concernant le projet date de… 2011. Et elle était négative. ©ÉdA

Du coup c’est la décision en première instance, qui date de 2011, qui prévaut et elle est négative.

Aspiravi n’aura pas de permis. "Les ministres ne sont pas tombés d’accord, mais je n’ai pas obtenu de justification, réagit Thierry Champagne, le bourgmestre de Chastre (Chastre 20 + ). J’avais informé les ministres de la lourde fronde qu’il y avait au niveau de la population, mais je ne sais pas ce qui s’est passé après."

Une décision qui respecte l’avis des habitants?

Pour le libéral, cette décision respecte l’avis des habitants. Un recours peut toutefois être introduit, mais il ne supprimerait que la non-décision des ministres, n’octroyant pas automatiquement un permis au promoteur.

Du côté d’Écolo, favorable au projet vu les efforts qui doivent être réalisés pour préserver la planète, la nouvelle est nettement moins réjouissante.

"C’était une décision très politique , analyse Jean-Marie Thiry (Écolo), échevin de la Transition énergétique. La ministre de l’Environnement (Tellier, Écolo) était favorable et celui de l’Aménagement du territoire (Borsus, MR) ne l’était pas. Je pense qu’il y a eu des pressions de certains partis pour dire qu’à Chastre les gens étaient contre…"

Les écologistes estiment que des efforts doivent être réalisés, et très vite, pour répondre à l’urgence climatique.

"On s’est engagé dans la convention des maires à réduire nos gaz à effet de serre, poursuit Jean-Marie Thiry (Écolo). Si l’éolien fait partie des solutions, je pense qu’on doit construire notre propre projet, avec une partie communale. Mais il doit être porté par tout le monde. Il faut étudier la chose, trouver des partenaires, le partager au sein de la majorité et du conseil communal."